Communications
du public adressées au Bureau administratif
national (BAN) des États-Unis
Communications 940001 et 940002
adressées au BAN des États-Unis
La communication 940001a été
soumise par la Fraternité internationale
des teamsters, FAT COI. Elle contenait
des allégations concernant
la liberté d'association et
le droit d'organisation chez Honeywell
Manufacturas de Chihuahua, S.A., ville
de Chihuahua, état de Chihuahua,
au Mexique.
La communication 940002 a été
soumise par le United Electrical,
Radio et Machine Workers of America.
Elle contenait aussi des allégations
concernant la liberté d'association
et le droit d'organisation, plus particulièrement
en ce qui concernait une filiale de
la société General Electric,
Compañía Armadora, S.A.,
ville de Ciudad Juarez, état
de Chihuahua, au Mexique.
Le 15 avril 1994, le BAN des États-Unis
a annoncé qu'il acceptait d'examiner
ces deux communications. Le 12 septembre
1994, il a tenu des audiences publiques
sur ces communications à Washington,
D.C., et il a ensuite publié
son rapport d'examen le 12 octobre
1994. Dans son rapport, le BAN des
États-Unis ne recommandait
pas la tenue de consultations ministérielles,
mais plutôt que les BAN des
trois pays organisent conjointement
des activités de coopération
concernant la liberté d'association
et le droit d'organisation.
En conséquence, les BAN ont
organisé conjointement des
ateliers tripartites au cours desquels
des spécialistes des trois
pays sont venus présenter des
exposés sur ces questions à
Washington, D.C., en mars et en septembre
1995. On peut se procurer la transcription
officielle de ces ateliers et des
exemplaires des rapports qui y ont
été présentés
auprès du BAN des États-Unis.
En outre, en mars 1996, les trois
BAN se sont joints aux représentants
du gouvernement, des employeurs et
des syndicats à Montréal,
dans la province de Québec,
au Canada, pour prendre part à
une conférence tripartite sur
les relations industrielles au 21e
siècle.
Documents
connexes (PDF) : Rapport
de revue du BAN (anglais)
Communication 940003 adressée
au BAN des États-Unis
Le 13 octobre 1994, le BAN des États-Unis
a accueilli pour fins d'examen une
communication ayant trait à
la liberté d'association et
au droit d'organisation. Il était
allégué dans cette communication
que les travailleurs d'une filiale
mexicaine de la société
Sony située à Nuevo
Laredo (Tamaulipas), au Mexique, avaient
fait l'objet de pressions et de mesures
d'intimidation pour être finalement
congédiés par la compagnie
lorsqu'ils avaient voulu mettre sur
pied un syndicat; que la direction
de l'usine avait agi en complicité
avec le syndicat établi et
les autorités locales pour
élire des représentants
syndicaux qui étaient prêts
à se conformer aux exigences
de la direction; que la police avait
eu recours à la violence pour
disperser des travailleurs qui participaient
à une manifestation pacifique;
que les autorités mexicaines
ont refusé l'accréditation
sans motif valable lorsque les travailleurs
ont tenté de créer un
syndicat indépendant. Le BAN
n'a toutefois pas accepté d'examiner
les allégations concernant
les normes d'emploi minimums, étant
donné que les intéressés
n'avaient pas tiré parti des
recours prévus par les lois
du Mexique. La communication avait
été déposée
par l'International Labor Rights Fund,
l'Asociación Nacional de Abogados
Democráticos (association nationale
des avocats démocratiques),
la Coalition for Justice in the Maquiladoras
et l'American Friends Service Committee.
Le BAN des États-Unis a obtenu
des renseignements par divers moyens,
notamment lors d'une audience publique
tenue à San Antonio, au Texas,
le 13 février 1995, et il a
publié un rapport d'examen
le 11 avril 1995. Dans son rapport
d'examen public, le BAN des États
Unis a recommandé au secrétaire
du Travail américain de demander
la tenue de consultations ministérielles
avec son homologue mexicain au sujet
de l'accréditation syndicale,
et il a également recommandé
que d'autres activités de coopération
soient menées relativement
aux élections et à la
démocratie syndicale. En outre,
le BAN des États-Unis s'est
engagé à étudier
des cas de prétendus congédiements
injustes dont le conseil de conciliation
et d'arbitrage mexicain avait été
saisi, et il a demandé au BAN
du Mexique de lui donner des renseignements
sur les allégations relatives
à la force excessive à
laquelle la police avait eu recours
pour disperser les travailleurs lors
de la manifestation.
Au terme des consultations, les ministres
sont parvenus à l'entente à
trois volets suivante : qu'une série
de trois colloques publics sur l'accréditation
syndicale serait organisée;
que les autorités mexicaines
effectueraient une étude interne
sur l'accréditation syndicale;
que les autorités mexicaines
et les parties concernées tiendraient
une série de rencontres. À
ces deux occasions, le Canada a appuyé
le plan d'action qui avait été
convenu lors des consultations ministérielles,
et il participe à toutes les
initiatives conjointes mises en uvre
à cet égard.
Conformément au deuxième
volet de cette entente, le secrétariat
mexicain du Travail et de la Sécurité
sociale a établi une équipe
d'experts indépendants chargés
d'effectuer une étude sur la
législation du travail et les
pratiques concernant l'accréditation
des syndicats.
Enfin, conformément au troisième
volet de l'entente, des fonctionnaires
du secrétariat mexicain du
Travail et de la Sécurité
sociale ont rencontré, le 26
juin 1995 à Mexico, des représentants
de la direction de la compagnie; ils
ont également rencontré
les dirigeants syndicaux locaux et
certains des travailleurs directement
concernés, à Nuevo Laredo,
entre le 21et le 24 août 1995.
De plus, le BAN des États-Unis
a retenu à contrat les services
d'une équipe d'experts qui
ont examiné certains dossiers
traités par le conseil de conciliation
et d'arbitrage mexicain ayant trait
à de prétendus congédiements
injustes. Les résultats de
cette étude seront rendus publics
au début de 1996.
Le premier des trois colloques publics
dont avaient convenu les ministres
au cours de leurs consultations a
eu lieu à Mexico, en septembre
1995. Des groupes de spécialistes
des trois gouvernements ont discuté
de l'accréditation syndicale
au Mexique, aux États-Unis
et au Canada. Le grand public, les
parties intéressées
ainsi que les travailleurs concernés
par la communication ont participé
activement aux discussions, dont les
médias ont largement fait état.
Le deuxième colloque a eu
lieu à San Antonio, au Texas,
en novembre 1995. Des experts indépendants
des relations industrielles bien connus
des trois pays ont été
choisis pour discuter de l'accréditation
syndicale, ainsi que de la démocratie
interne et d'autres questions relatives
aux relations industrielles soulevées
dans la communication. Encore une
fois, la participation du public et
la couverture des médias ont
été considérables.
Le troisième et dernier colloque
a eu lieu à Monterrey, au Mexique,
en février 1996. En février
1996, le BAN du Mexique a rendu publics
des documents portant sur ces colloques,
sur une étude spéciale
faite par des experts indépendants
ainsi que sur les réunions
prévues dans l'Accord pour
les consultations ministérielles.
En juin 1996, le BAN des États-Unis
a rendu public un rapport résumant
et analysant les résultats
des colloques ainsi que d'autres aspects
du programme découlant des
consultations ministérielles
sur la communication no 94003. Le
secrétaire américain
du Travail a demandé au BAN
des États-Unis de suivre l'évolution
de la situation au Mexique en ce qui
concerne l'accréditation des
syndicats; il lui a aussi demandé
de présenter un rapport sur
les conséquences des décisions
de la Cour suprême du Mexique
sur les questions d'ordre constitutionnel
et plus particulièrement pour
ce qui est de l'accréditation
des syndicats dans le secteur public.
En décembre 1996, le BAN des
États-Unis présentait
le rapport que lui avait demandé
le secrétaire américain
du Travail. Dans ce rapport, il faisait
état de la situation actuelle
des travailleurs de la société
Sony, des initiatives mises en uvre
au Mexique pour changer les lois fédérales
du travail ainsi que des décisions
rendues par la Cour suprême
du Mexique. Les auteurs du rapport
ont conclu que " des progrès
importants continuent à être
réalisés au Mexique
relativement à une vaste gamme
de questions concernant le travail,
notamment, la législation du
travail, les relations syndicales-patronales,
les relations entre les syndicats
et le gouvernement ainsi que les relations
entre les organisations syndicales
proprement dites. " Il est possible
de se procurer des exemplaires de
ces trois rapports auprès des
BAN des trois pays.
Documents
connexes (PDF) : Rapport
de revue du BAN (anglais); Rapport
de suivi (anglais); Entente
de mise en œuvre
Communication 940004 adressée
au BAN des États-Unis
Le 11 septembre 1994, les Ouvriers
unis de l'électricité,
de la radio et de la machinerie ont
déposé une plainte contre
une filiale mexicaine de la société
General Electric. Le 4 novembre 1994,
le BAN des États-Unis a accepté
d'examiner cette plainte, qui portait
principalement sur la liberté
d'association et le droit d'organisation.
La plainte a été retirée
le 19 janvier 1995.
Communication 9601 adressée
au BAN des États-Unis
Le 13 juin 1996, le BAN des États-Unis
a reçu une communication qu'il
a accepté d'examiner le 29
juillet 1996. Cette communication
portait sur l'accréditation
d'un syndicat et sur les droits de
représentation dans un ministère
du gouvernement fédéral
du Mexique créé lors
de la fusion de trois ministères
: celui des Pêches, du Développement
social, et de l'Agriculture et des
Ressources hydrauliques. Le syndicat
qui représentait les employés
de l'ancien ministère des Pêches,
à savoir le syndicat uni des
employés du secrétariat
des Pêches (Sindicato Unico
de Trabajadores de la Secretaría
de Pesca), avait perdu le droit de
représenter les employés
du nouveau ministère. Cette
communication soulevait certains problèmes
liés aux dispositions de la
législation fédérale
du travail, lesquelles stipulaient
que les syndicats représentant
les employés du gouvernement
devaient faire partie d'une centrale
syndicale spécifique; elle
remettait en question le bien-fondé
de la participation de représentants
syndicaux aux tribunaux du travail,
en raison de la possibilité
d'un conflit d'intérêts
en cas de différends mettant
en cause un autre syndicat. Les auteurs
de la communication sont l'organisation
Human Rights Watch/America, l'International
Labor Rights Fund et l'association
nationale des avocats démocratiques
(Asociación Nacional de Abogados
Democráticos).
Le BAN des États-Unis a tenu
une audience publique, le 3 décembre
1996. À cette occasion, des
déclarations ont été
faites par les représentants
des organisations ayant déposé
la communication, par des représentants
syndicaux et les conseillers juridiques
des syndicats en cause, par des citoyens
intéressés ainsi que
par un représentant du secrétariat
mexicain du Travail et de la Sécurité
sociale.
En outre, le BAN des États-Unis
a commandé des études
spéciales sur l'application
de la législation du travail
dans le secteur fédéral
du Mexique. Le BAN du Mexique a, quant
à lui, fournit de l'information
détaillée sur la question.
(La transcription officielle de l'audience
publique et des exemplaires des rapports
spéciaux et de l'information
fournie par le BAN du Mexique sont
disponibles aux BAN des trois pays.)
Le 27 janvier 1997, BAN des États-Unis
a publié son rapport d'examen
dans lequel il demandait la tenue
de consultations ministérielles
et faisait remarquer que les questions
touchant la liberté d'association
qui avaient été soulevées
dans les communications avaient été
examinées et interprétées
par l'Organisation internationale
du travail et que les avis étaient
partagés en ce qui concerne
le statut des traités internationaux
en vertu de la législation
mexicaine.
Conformément à l'accord
conclu le 3 septembre 1997 par la
secrétaire du Travail des États-Unis
et le secrétaire du Travail
et de la Sécurité sociale
du Mexique, les BAN du Mexique, du
Canada et des États-Unis ont
tenu un colloque le 4 décembre
1997, à la faculté de
droit de l'Université du Maryland,
à Baltimore. Il s'agissait
du Colloque sur les traités
internationaux et les systèmes
constitutionnels des États-Unis,
du Mexique et du Canada.
Des universitaires et des spécialistes
gouvernementaux des trois pays ont
pris part à cette activité
en vue de discuter de traités
internationaux, de dispositions constitutionnelles
ainsi que de la législation
du travail de chaque pays. Les questions
abordées comprenaient, notamment,
les suivantes : les traités
sont-ils auto-exécutoires ou
nécessitent ils des dispositions
législatives, et de quelle
façon; la différence
entre les traités et les accords
exécutifs; la hiérarchie
légale des lois nationales
et la façon dont les traités
et les conventions d'envergure internationale
s'inscrivent dans cette hiérarchie;
ce qui est nécessaire pour
qu'un traité puisse être
exécuté à l'échelon
national, ainsi que la situation réelle
de l'application nationale des traités;
et le rapport entre les traités
et les lois des États et des
provinces. Les membres du public peuvent
obtenir, auprès du BAN des
États-Unis, une transcription
des débats.
Le 3 décembre 1997, les auteurs
de cette communication ont demandé
au BAN des États-Unis de réexaminer
son rapport. Cette demande se fondait
sur des allégations selon lesquelles
le rapport d'examen n'abordait pas
toutes les questions soulevées
dans la communication au sujet de
l'application de la législation
mexicaine et sur de nouveaux renseignements
concernant l'application de décisions
judiciaires rendues après que
la communication initiale a été
déposée. Le 20 avril
1998, le BAN des États-Unis
a rejeté la demande d'examen
indiquant, entre autres, que les jugements
rendus par la court d'appel mexicaine
et les élections par vote secret
avaient permis de régler certaines
des questions qui avaient été
soulevées dans la communication.
Documents
connexes (PDF) : Rapport
de revue du BAN (anglais); Accord
(anglais)
Communication 9602 adressée
au BAN des États-Unis
Le 11 octobre 1996, le BAN des États-Unis
a reçu une communication des
Travailleurs en Communication d'Amérique
du Nord, de la FAT-COI; celle-ci alléguait
que l'employeur avait commis des infractions
contre la liberté d'association
des travailleurs qui tentaient de
mettre sur pied un syndicat aux installations
de Maxi-Switch de Cananea, à
Sonora, au Mexique. La compagnie Maxi-Switch,
un fabricant de claviers d'ordinateurs,
est une filiale de la Corporation
Silitek de Taipei, à Taiwan.
Les questions soulevées dans
la communication touchent les obligations
énoncées à la
partie II de l'ANACT, en ce qui concerne
notamment les niveaux de protection,
les mesures gouvernementales d'application
et les garanties procédurales.
Le 10 décembre 1996, le BAN
des États-Unis a annoncé
qu'il acceptait d'examiner la communication.
Il a tenu des audiences publiques
le 18 avril 1997. Le 16 avril 1998,
le syndicat en question a été
accrédité, on a accordé
une nouvelle audience aux travailleurs
qui avaient été mis
à pied soi disant en raison
de leurs activités syndicales
et qui s'étaient vu refuser
l'examen de leur demande de réintégration,
et la communication du public a été
retirée. En conséquence,
le BAN des États-Unis n'a pas
publié de rapport d'examen
de cette communication.
Communication 9701 adressée
au BAN des États-Unis
Le 14 juillet 1997, le BAN des États-Unis
a accepté pour fins d'examen
une communication faisant état
d'un cas allégué de
discrimination en matière d'emploi
fondée sur la grossesse dans
certaines maquiladoras (zones franches)
au Mexique. Les auteurs de la communication,
déposée le 16 mai 1997,
allèguent que de nombreux employeurs
obligent les femmes à subir
des tests de grossesse avant d'être
embauchées, et que les femmes
enceintes sont congédiées
ou forcées de donner leur démission.
La communication a été
déposée par les organismes
suivants: International Labor Rights
Fund, Human Rights Watch et l'association
nationale des avocats démocratiques
du Mexique (Asociación Nacional
de Abogados Democráticos).
Dans le cadre de son examen, le BAN
des États-Unis a tenu une audience
publique le 19 novembre 1997, à
Brownsville (Texas). Le 12 janvier
1998, le BAN des États-Unis
a diffusé un rapport d'examen
public sur la communication, recommandant
que la secrétaire du Travail
des États-Unis sollicite la
tenue de consultations avec le secrétaire
du Travail et de la Sécurité
sociale du Mexique.
À
la suite de ces consultations, les
trois ministres ont signé,
le 21 octobre 1998, une entente de
mise en œuvre visant à entreprendre
un plan d'action faisant suite à
la communication, et qui serait exécuté
avant le mois de juillet 1999. Les
parties ont convenu d'organiser d'abord
des réunions de fonctionnaires
des trois gouvernements afin 1) de
discuter de la discrimination exercée
au travail à l'endroit des
femmes enceintes, des recours juridiques
dont disposent les travailleuses du
Mexique pour obtenir réparation
en cas de discrimination fondée
sur la grossesse, ainsi que de l'application
des lois dans les trois pays à
l'égard de la discrimination
fondée sur le sexe, et 2) d'échanger
des opinions sur le rapport d'examen.
Cette réunion a eu lieu le
30 novembre 1998, à Mexico.
Deuxièmement, les parties
ont convenu que les États-Unis
et le Mexique tiendraient, sur leur
propre territoire, une série
de colloques destinés à
diffuser des renseignements sur les
droits des travailleuses et les mécanismes
de protection dont elles disposent.
Les colloques seront destinés
aux travailleurs et travailleuses,
aux employeurs, aux représentants
du secteur public et aux organismes
féminins. Troisièmement,
il a été convenu que
les trois BAN organiseraient une conférence,
ouverte au public, sur les mécanismes
dont dispose chaque pays pour protéger
les droits des travailleuses, ainsi
que sur les programmes garantissant
l'observation des lois contre la discrimination
dans le domaine de l'emploi. Il a
été demandé au
Secrétariat de la Commission
de coopération dans le domaine
du travail de publier un rapport sur
ces colloques et sur la conférence.
La conférence sur les droits
des femmes en Amérique du Nord
s'est tenue à Mérida,
au Yucatán, les 1er et 2 mars
1999. Le 17 août 1999, le BAN
des États-Unis a organisé,
à McAllen, au Texas, une séance
de prise de contact avec les collectivités
qui portait sur les droits des travailleuses
en vertu de la législation
sur l'emploi ainsi que sur la protection
contre la discrimination fondée
sur la grossesse. Le 18 août
1999, le BAN du Mexique a organisé
à Reynosa, Tamaulipas, une
séance de prise de contact
avec les collectivités qui
portait sur les lois qui protègent
les travailleuses contre la discrimination
en général et la discrimination
fondée sur la grossesse en
particulier. Une autre séance
de prise de contact a eu lieu à
Puebla (Puebla) le 30 mai 2000. Enfin,
le 1er juillet 2000, le BAN des États-Unis
a tenu une séance de prise
de contact à Yakima, dans l'État
de Washington. Le 1er septembre 2001,
le Secrétariat a été
avisé que les activités
publiques étaient terminées
et qu'il pouvait préparer son
rapport. Le rapport en question est
en voie d'être complété.
Documents
connexes (PDF) : Rapport
de revue du BAN (anglais); Entente
de mise en œuvre
Communication
9702 adressée au BAN des États-Unis
Le 17 novembre 1997, le BAN des États-Unis
a accepté pour fins d'examen
une communication du public soulevant
des questions liées à
la liberté d'association, à
la sécurité et à
la santé au travail, ainsi
qu'aux normes d'emploi minimales,
dont les salaires. Il est allégué
dans cette communication qu'à
Tijuana, (Baja California, Mexique),
des travailleurs de l'usine Han Young,
qui fabrique des plates-formes à
remorque exclusivement pour la société
Hyundai Precision of America, filiale
de la société coréenne
Hyundai, ont été congédiés
et intimidés à cause
de leur appui à un syndicat
indépendant. Il est allégué
également que le conseil local
de conciliation et d'arbitrage (Junta
de Conciliación y Arbitraje
- JCA) n'a pas appliqué les
dispositions appropriées de
la législation mexicaine du
travail qui portaient sur le processus
par lequel un syndicat peut contester
le droit d'un autre de représenter
les travailleurs d'un lieu de travail.
Cette communication du public a été
déposée le 30 octobre
1997 par le Support Committee for
Maquiladora Workers, l'association
nationale des avocats démocratiques,
l'International Labor Rights Fund
et le syndicat des travailleurs de
l'industrie du métal, de l'acier
et du fer et des travailleurs assimilés
(Sindicato de Trabajadores de la Industria
Metálica, Acero, Hierro, Conexos
y Similares).
Le 9 février 1998, les auteurs
de la communication déposaient
une annexe fournissant d'autres informations
et allégations sur les problèmes
de sécurité et de santé
au travail à l'usine Han Young.
Les audiences publiques ont eu lieu
à San Diego, en Californie,
le 18 février 1998. Le 28 avril,
le BAN des États-Unis a diffusé
un rapport d'examen public portant
sur les allégations relatives
à la liberté d'association
et au droit d'organisation. On conseillait
à la secrétaire du Travail
des États-Unis de solliciter
la tenue de consultations avec le
secrétaire du Travail et de
la Sécurité sociale
du Mexique sur ces questions. Le 28
avril 1998, la secrétaire américaine
demandé la tenue de consultations
avec le secrétaire du Travail
et de la Sécurité sociale
du Mexique.
Le 12 août 1998, le BAN des
États-Unis a diffusé
un rapport d'examen public sur les
allégations relatives à
la sécurité et à
la santé au travail qui étaient
soulevées dans la communication.
Dans ce rapport, on conseillait à
nouveau à la secrétaire
du Travail de solliciter la tenue
de consultations ministérielles
avec son homologue mexicain sur ces
questions, ce que cette dernière
a fait le 13 août 1998. Le 5
octobre 1998, le secrétaire
mexicain du Travail et de la Sécurité
sociale acceptait la tenue de consultations
ministérielles.
Le
18 mai 2000, la secrétaire
du Travail des États-Unis et
le secrétaires du Travail et
de la Sécurité sociale
du Mexique ont signé une déclaration
conjointe
concernant les communications
9702 et 9703 adressées au BAN
des États-Unis. Selon cette
déclaration, le gouvernement
du Mexique s'engageait à organiser
un colloque visant à promouvoir
le principe de la liberté d'association
et le droit de négociation
collective. Le colloque en question
a eu lieu le 23 juin 2000, à
Tijuana (Baja California).
La déclaration conjointe comprenait
aussi l'engagement, de la part du
gouvernement mexicain, de favoriser
la tenue d'un registre des conventions
collectives, de veiller à ce
que les travailleurs reçoivent
toute l'information nécessaire
sur les conventions collectives et
de promouvoir l'utilisation de listes
de votants et la tenue de scrutins
secrets dans le cas de différends
concernant le droit de conclure une
convention collective. Le département
du Travail des États-Unis et
le secrétariat du Travail et
de la Sécurité sociale
du Mexique se sont également
engagés à collaborer
dans le domaine des droits des travailleurs,
de la liberté d'association
ainsi que la sécurité
et la santé au travail.
Enfin, la déclaration conjointe
prévoyait aussi la tenue d'un
colloque trilatéral public
à Mexico sur les conseils du
travail.
Documents
connexes (PDF) : Rapport de revue
du BAN, partie
I, partie
II (anglais); Declaration
conjointe
Communication
9703 adressée au BAN des États-Unis
Le 15 décembre 1997, le BAN
des États-Unis a été
saisi d'une communication du public
alléguant une violation des
lois mexicaines régissant la
liberté d'association, le droit
d'organisation, le droit de négocier
collectivement, ainsi que la prévention
des accidents de travail et des maladies
professionnelles à l'usine
de transformation pour exportation
d'ITAPSA, laquelle appartient à
la société Echlin et
est située à proximité
de la ville de Mexico. La communication
a été déposée
par la Fraternité internationale
des Teamsters, la FAT-COI, les United
Electrical, Radio and Machine Workers
of America, les Travailleurs canadiens
de l'automobile, le Syndicat du vêtement,
textile et autres industries, le United
Paperworkers International Union,
le Syndicat des métallurgistes
unis d'Amérique, de même
que le bureau national canadien des
Métallurgistes unis.
Le 30 janvier 1998, le BAN des États-Unis
a accepté la communication
pour fins d'examen. Le 23 mars de
la même année, le BAN
des États-Unis a tenu une audience
publique à Washington, D.C.
Le 31 juillet suivant, le BAN des
États-Unis a publié
son rapport d'examen public, recommandant
que la secrétaire du Travail
des États-Unis, Mme Alexis
M. Herman, sollicite la tenue de consultations
avec son homologue mexicain, ce qu'elle
a fait le 7 août 1998.
Le
18 mai 2000, la secrétaire
du Travail des États-Unis et
le secrétaires du Travail et
de la Sécurité sociale
du Mexique ont signé une déclaration
conjointe concernant les communications
9702 et 9703 adressées au BAN
des États-Unis. Selon cette
déclaration, le gouvernement
du Mexique s'engageait à organiser
un colloque visant à promouvoir
le principe de la liberté d'association
et le droit de négociation
collective. Le colloque en question
a eu lieu le 23 juin 2000, à
Tijuana (Baja California).
La déclaration conjointe comprenait
aussi l'engagement, de la part du
gouvernement mexicain, de favoriser
la tenue d'un registre des conventions
collectives, de veiller à ce
que les travailleurs reçoivent
toute l'information nécessaire
sur les conventions collectives et
de promouvoir l'utilisation de listes
de votants et la tenue de scrutins
secrets dans le cas de différends
concernant le droit de conclure une
convention collective. Le département
du Travail des États-Unis et
le secrétariat du Travail et
de la Sécurité sociale
du Mexique se sont également
engagés à collaborer
dans le domaine des droits des travailleurs,
de la liberté d'association
ainsi que la sécurité
et la santé au travail.
Enfin, la déclaration conjointe
prévoyait aussi la tenue d'un
colloque trilatéral public
à Mexico sur les conseils du
travail.
Communication connexe : communication
98-1 adressée au BAN du Canada.
Documents
connexes (PDF) : Rapport
de revue du BAN (anglais); Declaration
conjointe
Communication
9801 adressée au BAN des États-Unis
Le 17 août 1998, le BAN des
États-Unis a été
saisi d'une communication du public
faisant état du défaut
du gouvernement du Mexique d'appliquer
la législation concernant le
droit de grève. La communication
était liée à
un décret du président
du Mexique qui, d'après les
auteurs de la communication, a eu
pour effet de mettre fin à
une grève déclenchée
par l'Association des agents de bord
du Mexique contre la société
AeroMéxico. C'est l'Association
des agents de bord, FAT-COI, qui a
déposé cette communication.
Le 19 octobre 1998, le BAN des États-Unis
a transmis au syndicat pétitionnaire
une lettre indiquant que la communication
n'avait pas été acceptée
pour fins d'examen, car un tel examen
ne favoriserait pas les objectifs
de l'ANACT. La lettre spécifiait
que le décret en question citait
des dispositions juridiques liées
à la sécurité
économique de l'État
mexicain et qu'à la suite de
la délivrance de ce décret,
les agents de bord étaient
rentrés au travail et avaient
négocié avec la société
AeroMéxico une entente mettant
fin à la grève.
Dans une lettre datée du 9
novembre 1998, les auteurs de cette
communication ont demandé au
BAN des États-Unis de réexaminer
sa décision. Le 21 décembre
1998, le BAN des États-Unis
a avisé les auteurs de cette
communication qu'il ne réexaminerait
pas sa décision, mais qu'il
acceptait de faire des recherches
pour évaluer les moyens que
les trois pays signataires de l'ANACT
prennent pour concilier le droit de
grève avec les intérêts
nationaux que sont la sécurité,
la sûreté et le bien-être
social.
Communication 9802 adressée
au BAN des États-Unis
Le 28 septembre 1998, le BAN des
États-Unis a été
saisi d'une communication du public
faisant état de pratiques illégales
en matière de travail des enfants
dans des exploitations agricoles de
culture maraîchère au
Mexique. L'auteur de la communication
a demandé que celle-ci soit
tenue en suspens en attendant que
l'on obtienne du BAN des États-Unis
d'autres renseignements sur la façon
de procéder. La communication
a été déposée
par le Florida Tomato Exchange, une
association coopérative agricole
à but non lucratif.
Le 4 octobre 1999, le BAN des États-Unis
a demandé un complément
d'informations aux auteurs. Comme
les renseignements demandés
n'ont pas été présentés,
le BAN des États-Unis a fermé
le dossier de cette communication.
Communication 9803 adressée
au BAN des États-Unis
Le 18 décembre 1998, le BAN
des États-Unis a accepté
pour fins d'examen une communication
du public faisant état du défaut
des autorités de la province
de Québec (Canada) de fournir
un recours efficace contre les fermetures
d'usines attribuables à des
motifs antisyndicaux, ainsi que de
retards injustifiés dans les
procédures d'accréditation
syndicale. On indiquait aussi dans
la communication que le fait de restreindre
l'accréditation syndicale aux
unités de négociation
à employeur unique en vertu
de la législation du travail
du Québec causait des difficultés
excessives aux travailleurs exerçant
un emploi atypique (à temps
partiel, occasionnel ou contractuel)
qui voulaient se syndiquer. Les allégations
étaient liées à
des tentatives de syndicalisation
des employés d'un restaurant
McDonald situé à Saint-Hubert
(Québec), au Canada. La communication
a été déposée
le 21 octobre 1998 par la Fraternité
internationale des teamsters, Teamsters
Canada, la Fédération
des travailleurs et travailleuses
du Québec, la section locale
no 973 (Montréal) des Teamsters
ainsi que l'International Labor Rights
Fund.
Le
15 janvier 1999, le BAN des États-Unis
a demandé au BAN du Canada
de lui donner de l'information sur
les fermetures d'usines attribuables
à des motifs antisyndicaux
dans la province de Québec.
La réponse que le BAN du Canada
lui a donnée le 29 janvier
1999 incluait une lettre du ministère
du Travail du Québec adressée
aux représentants du BAN des
États-Unis pour les inviter
à une rencontre pour discuter
de cette question. Après la
rencontre à laquelle ont participé
les représentants du BAN des
États-Unis, ceux du ministère
du Travail du Québec et ceux
des syndicats, il a été
convenu que le gouvernement du Québec
chargera une commission de faire une
étude sur les fermetures soudaines
d'usines attribuables à des
motifs antisyndicaux. Le 21 avril
1999, le BAN des États-Unis
a publié un communiqué
annonçant que le groupe de
syndicats qui avait déposé
cette communication lui avait demandé
de mettre fin à son examen
et de fermer ce dossier.
Communication 9804 adressée
au BAN des États-Unis
Le 2 décembre 1998, le BAN
des États-Unis a été
saisi d'une communication du public
visant à déterminer
si la législation qui privait
les postiers des routes rurales à
l'emploi de la Société
canadienne des postes du droit de
se syndiquer et de négocier
collectivement, ainsi que de la protection
des lois en matière de sécurité
et de santé au travail, était
contraire à l'ANACT. De plus,
les auteurs de cette communication
précisaient que la législation
canadienne ne permettait pas aux courriers
des routes rurales d'être indemnisés
en cas d'accident du travail ou de
maladie professionnelle. Par ailleurs,
il était allégué
que cette situation contrevenait à
l'obligation, prescrite par l'ANACT,
de favoriser l'élimination
de la discrimination en matière
d'emploi. La communication a été
déposée par l'Organization
of Rural Route Mail Carriers et d'autres
organismes syndicaux des États-Unis,
du Mexique et du Canada.
Le 18 décembre 1999, le BAN
des États-Unis a demandé
au BAN du Canada de lui donner de
l'information sur cette communication.
Le BAN du Canada a répondu
le 15 janvier 1999. Dans la décision
qu'il a publiée le 1er février
1999, le BAN des États-Unis
refusait d'accepter cette communication
du public pour fins d'examen parce
que les courriers des routes rurales
sont des entrepreneurs de transport
postal et non des employés
dont le droit de négociation
collective est assuré par la
législation canadienne. Les
auteurs de cette communication ont
envoyé deux lettres au BAN
des États-Unis pour lui demander
de réexaminer sa décision,
le 8 et le 17 mars 1999, respectivement.
Communication
9901 adressée au BAN des États-Unis
Le
10 novembre 1999, le BAN des États-Unis
a reçu une communication du
public dans laquelle il était
allégué que les autorités
mexicaines n'appliquaient pas efficacement
la législation visant à
assurer la liberté d'association,
le droit d'organisation, le droit
de négociation collective,
les normes du travail minimales (durée
du travail, rémunération
des heures supplémentaires
et retenues salariales pour financer
des programmes sociaux) et de prévenir
les maladies et les accidents liés
au travail (formation sur la sécurité,
nombre maximal d'heures de travail
et conditions de travail à
bord des aéronefs). Les auteurs
de cette communication alléguaient
finalement que le tribunal du Travail
du Mexique n'était pas impartial
et ne veillait pas à ce que
les actions en justice prennent un
temps raisonnable. Cette communication
porte sur des événements
qui se seraient produits avant, durant
et après que l'Asociación
Sindical de Sobrecargos de Aviación
(association des agents de bord du
Mexique – ASSA) ait tenté d'obtenir
le droit de représenter les
agents de bord à l'emploi d'une
ligne aérienne privée
du Mexique, la TAESA (Executive Air
Transport Inc.) et de négocier
une convention collective en leur
nom. Cette communication a été
soumise par l'association des agents
de bords, FAT-COI et ASSA.
Le
7 janvier 2000, le BAN des États-Unis
a accepté d'examiner cette
communication. Le 23 mars de la même
année, le BAN des États-Unis
a tenu une audience publique à
Washington. Le 7 juillet 2000, le
BAN des États-Unis a publié
son rapport d'examen public, recommandant
que la secrétaire du Travail
des États-Unis, Mme Alexis
M. Herman, sollicite la tenue de consultations
avec son homologue mexicain. Une requête
formelle à cet égard
fut présentée le 17
juillet 2000 par le secrétaire
du Travail des États-Unis.
Le 24 juillet 2001, le secrétaire
du Travail du Mexique consentait à
la tenue de consultations ministérielles
sur ces questions.
Au terme de ces consultations, le secrétaire
du Travail des États-Unis et
le secrétaire du Travail du Mexique
se sont engagés, dans une déclaration
conjointe datée du 11 juin 2002,
à établir un groupe de
travail bilatéral composé
d'experts gouvernementaux en matière
de santé et de sécurité
au travail et à échanger
des informations portant sur les différents
types de syndicats actifs dans ces pays
de même que sur les droits relatifs
à la liberté d'association
et à la négociation collective.
Ces informations ont été
partagées à Mexico, dans
le cadre d'un séminaire public,
en mars 2003.
Documents
connexes (PDF) : Rapport
de revue du BAN (anglais); Declaration
conjointe (anglais)
Communication
2000-01 adressée au BAN des
États Unis
Le 3 juillet 2000, le BAN des États
Unis a reçu une communication
du public dans laquelle il était
allégué que les autorités
mexicaines en matière de travail,
de sécurité sociale
et de santé n'appliquaient
toujours pas avec efficacité
les lois régissant la sécurité
et la santé au travail ainsi
que l'indemnisation des accidentés
du travail. Selon les auteurs de la
communication, les conditions de travail
chez Auto Trim et Custom Trim/Breed
Mexicana - deux usines de fabrication
de systèmes de sécurité
pour véhicules automobiles
situées dans l'État
de Tamaulipas, au Mexique - seraient
dangereuses. Cette communication a
été présentée
par des employés actuels et
d'anciens employés d'Auto Trim
et de Custom Trim/Breed Mexicana,
ainsi que par la Coalition for Justice
in the Maquiladoras, le Center for
Legal and Social Justice de la St.
Mary's University School of Law et
vingt deux autres organismes non gouvernementaux.
Le 1er septembre 2000, le BAN des
États Unis a accepté
d'examiner cette communication. Le
12 décembre de la même
année, le BAN des États-Unis
a tenu une audience publique à
San Antonio (Texas). Le 6 avril 2001,
le BAN des États-Unis a publié
son rapport d'examen public, recommandant
que la secrétaire du Travail
des États-Unis, Mme Elaine
L. Chao, sollicite la tenue de consultations
avec son homologue mexicain.
Dans son rapport d'examen public
paru le 6 avril 2001, le BAN des États-Unis
a pris note des allégations
présentées par les auteurs
de la communication à l'effet
que les autorités mexicaines
feraient défaut d'appliquer
efficacement les lois portant sur
la prévention des accidents
du travail et des maladies professionnelles
et sur l'indemnisation en cas d'accidents
du travail et de maladies professionnelles.
Le rapport recommandait que le secrétaire
du Travail des États-Unis sollicite
la tenue de consultations avec son
homologue mexicain. Une requête
formelle à cet égard
fut présentée le 25
juin 2001 par le secrétaire
du Travail des États-Unis.
Le 24 juillet 2001, le secrétaire
du Travail du Mexique consentait à
la tenue de consultations ministérielles
sur ces questions.
Au terme de ces consultations, le
secrétaire du Travail des États-Unis
et le secrétaire du Travail
du Mexique se sont engagés,
dans une déclaration conjointe
datée du 11 juin 2002, à
établir un groupe de travail
bilatéral composé d'experts
en matière de santé
et de sécurité au travail
et chargé d'évaluer
les questions soulevées à
cet égard dans les communications
2000-01 et 9901 adressées au
BAN des États-Unis, de formuler
des recommandations techniques destinées
aux gouvernements, de développer
et d'évaluer des projets de
coopération en cette matière
et d'identifier d'autres questions
pertinentes se prêtant au régime
de coopération bilatéral.
La séance inaugurale de la
rencontre des membres du groupe de
travail bilatéral s'est ouverte
dans la ville de Mexico le 8 juillet
2002.
Documents
connexes (PDF) : Rapport
de revue du BAN (anglais); Declaration
conjointe (anglais)
Communication
2001-01 adressée au BAN des
États-Unis
Le 29 juin 2001, le Bureau administratif
national (BAN) des États-Unis
a reçu une communication du
public selon laquelle le gouvernement
mexicain n'aurait pas respecté
l'engagement qu'il avait pris en signant
l'entente ministérielle du
18 mai 2000. En effet, le gouvernement
mexicain s'est engagé à
promouvoir l'emploi de listes d'électeurs
admissibles, la tenue de scrutins
secrets et l'aménagement de
bureaux neutres quand ont lieu des
élections syndicales. Les auteurs
de la communication ont aussi allégué
que le gouvernement du Mexique n'avait
pas rempli plusieurs des obligations
prévues dans l'Accord nord-américain
de coopération dans le domaine
du travail (ANACT) en ce qui concerne
l'élection d'un représentant
syndical, le 2 mars 2001, à
la Duro Bag Manufacturing Corp. de
Rio Bravo dans l'État du Tamaulipas.
Les obligations en question concernent
l'application de la législation
sur la liberté d'association,
la protection du droit d'organisation
et le droit de négociation
collective (article 3 et principes
1 et 2 relatifs au travail), l'accès
adéquat à des instances
administratives et à d'autres
tribunaux du travail (article 4),
ainsi que l'assurance que les procédures
des tribunaux du travail soient justes,
équitables et puissent conduire
aux redressements appropriés(article
5). Cette communication du public
a été présentée
par la Fédération américaine
du travail et le Congrès des
organisations industrielles (FAT-COI)
et par la Paper, Allied-Industrial,
Chemical and Energy Workers International
Union (le syndicat international PACE).
Le
22 février 2002, le BAN des
États-Unis a renoncé
à examiner cette communication,
déclarant qu'un examen ne contribuerait
pas à l'atteinte des objectifs
de l'ANACT et que la législation
du travail du Mexique ne contient
pas de disposition sur la tenue de
scrutins secrets dans les élections
de représentants syndicaux.
Communication
2003-1 adressée au BAN
des Etats-Unis
Le
30 septembre 2003, le Bureau
administratif national des États-Unis
a reçu une communication du
public dans laquelle on alléguait
que le gouvernement du Mexique ne
s'était pas acquitté
de ses obligations aux termes des
lois nationales et internationales
en matière de travail. Les
auteurs de la communication affirmaient
en effet que, dans le cas des travailleurs
de l'entreprise Matamoros Garment
S.A de C.V., à Izúcar
de Matamoros, dans l'État de
Puebla, au Mexique, qui s'efforçaient
de constituer un syndicat, le gouvernement
mexicain n'a pas protégé
les droits des travailleurs, c'est-à-dire
la liberté syndicale et le
droit de se réunir et de négocier
collectivement. Les auteurs affirmaient
aussi que le gouvernement n'avait
pas appliqué efficacement les
normes d'emploi minimales ni les lois
régissant la santé et
la sécurité au travail.
Dans la communication, on alléguait
également que le gouvernement
n'avait pas veillé à
ce que les tribunaux du travail soient
impartiaux et indépendants.
Citant en exemple d'autres communications
du public déposées aux
termes de l'Accord nord-américain
de coopération dans le domaine
du travail (ANACT), les auteurs de
la communication ont indiqué
que cette affaire s'inscrivait dans
la tendance plus générale
du gouvernement du Mexique à
ne pas faire appliquer les lois régissant
le travail et l'emploi. La communication
a été déposée
par deux organismes, soit le United
Students Against Sweatshops (USAS)
et le Centro de Apoyo al Trabajador.
Le
5 février 2004, le BAN des
États-Unis a accepté
de réviser la communication
du public. En conformité avec
ses principes directeurs, le BAN complétera
sa révision par la publication
d'un rapport d'examen à l'intérieur
d'un délai de 120 jours. Ce
délai sera porté à
180 jours si les circonstances l'exigent.
Communication connexe : communication
2003-1 adressée au BAN du Canada.
Pour de plus amples renseignements,
veuillez consulter le site Web du
BAN des États-Unis à
: http://www.dol.gov/ILAB/media/reports/nao/submissions.htm
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