Communications
du public adressées au Bureau administratif
national (BAN) du Mexique
Communication 9501 adressée
au BAN du Mexique
Le 9 février 1995, le BAN
du Mexique a reçu une communication
concernant la fermeture soudaine d'installations
de télémarketing appartenant
à la société
Sprint, à San Francisco, en
Californie, où travaillaient
des employés de langue espagnole.
Les auteurs de la communication alléguaient
que les installations avaient été
fermées pour des motifs antisyndicaux.
Le BAN du Mexique a examiné
cette communication et, dans son rapport
d'examen rendu public le 31 mai 1995,
il recommandait la tenue de consultations
ministérielles. Cette communication
avait été déposée
par le syndicat des travailleurs du
téléphone de la République
du Mexique (Sindicato de Telefonistas
de la República Mexicana).
Le 2 juin 1995, le secrétaire
du Travail et de la Sécurité
sociale du Mexique a demandé
la tenue de consultations ministérielles
avec le secrétaire du Travail
des États Unis au sujet des
répercussions de la fermeture
soudaine d'un lieu de travail sur
la liberté d'association et
le droit d'organisation des travailleurs.
Le secrétaire du Travail des
États-Unis a accepté
de prendre part à des consultations
ministérielles. Le 15 décembre
1995, les gouvernements américain
et mexicain en sont venus à
une entente exposant un plan en trois
étapes en vue de régler
cette communication. L'entente prévoit
ce qui suit :
1. Le secrétaire du Travail
des États Unis informera le
secrétaire du Travail du Mexique
de tout nouveau développement
juridique dans cette affaire qui surviendra
à l'extérieur du département
du Travail.
2. Le Secrétariat de la Commission
de coopération dans le domaine
du travail étudiera les répercussions
de la fermeture soudaine d'usines
sur le principe de la liberté
d'association et sur le droit d'organisation
des travailleurs des trois pays.
3. Le département du Travail
des États Unis tiendra une
tribune publique à San Francisco
afin de donner l'occasion aux parties
intéressées de faire
connaître leurs préoccupations
concernant les répercussions
de la fermeture soudaine d'usines
sur le principe de la liberté
d'association et sur le droit d'organisation
des travailleurs.
Le 27 février 1996, la tribune
publique demandée par les ministres
a été tenue à
San Francisco, en Californie; à
cette occasion les travailleurs visés
par la fermeture de l'usine, des représentants
syndicaux du Mexique, des États-Unis
et de l'Europe, un professeur de droit
représentant la compagnie,
des analystes universitaires ainsi
que des représentants des syndicats
et des entreprises faisant partie
des délégations canadienne
et mexicaine, ont présenté
des exposés.
En octobre 1996, le Secrétariat
a présenté un rapport
provisoire au Conseil de la Commission.
Une version révisée,
tenant compte des observations formulées
par le Conseil, a été
déposée en décembre
1996. Le 9 juin 1997, le Secrétariat
a publié en anglais, en français
et en espagnol l'étude intitulée
Fermetures d'usines et droits des
travailleurs, Les répercussions
des fermetures d'usine soudaines sur
la liberté d'association et
le droit d'organisation au Canada,
au Mexique et aux États-Unis.
En décembre 1996, le National
Labor Relations Board (NLRB) des États-Unis
a jugé que la fermeture de
l'usine était effectivement
motivée par des raisons antisyndicales.
Par conséquent, il a ordonné
à l'employeur d'embaucher à
nouveau les travailleurs qu'il avait
mis à pied pour doter les postes
vacants dans d'autres divisions de
la compagnie et de verser un salaire
rétroactif en compensation
des salaires perdus [LCF, Inc., d/b/a/
La Conexion Familiar and Sprint Corporation,
322 NLRB No 137 (1996)]. La société
a interjeté appel contre cette
décision devant un tribunal
fédéral. Le 25 novembre
1997, la Cour d'appel des États-Unis,
district fédéral de
Columbia, a rendu une décision
selon laquelle l'ordonnance d'exécution
du NLRB était basée
sur des observations qui n'étaient
pas appuyées par des preuves
substantielles. En conséquence,
la requête de la compagnie a
été accordée
et l'ordonnance d'exécution
du NLRB a été annulée.
Documents
connexes (PDF) : Rapport
de revue du BAN (espagnol); Accord
de mise en œuvre
Communication 9801 adressée
au BAN du Mexique
Le 13 avril 1998, le BAN du Mexique
a été saisi d'une communication
du public alléguant que des
retards dans l'application de la législation
du travail par le National Labor Relations
Board des États-Unis empêchaient
de protéger les droits des
travailleurs de se syndiquer et de
négocier collectivement. Il
était aussi allégué
que les autorités compétentes
ne protégeaient pas les travailleurs
contre des violations persistantes
des lois en matière de sécurité
et de santé au travail, et
des violations persistantes des lois
de la Californie régissant
la rémunération des
heures supplémentaires. La
communication était liée
à des faits censément
survenus avant et pendant une tentative
de syndicalisation des travailleurs
de l'usine Solec International Inc.,
un fabricant de panneaux solaires
situé à Carson (Californie),
et une filiale de Sanyo et de Sumitomo
Bank. Les auteurs de la communication
étaient le Syndicat international
des travailleurs du pétrole,
de la chimie et de l'atome (section
locale 1-675), le Sindicato de Trabajadores
de Industria y Comercio " 6 de
octubre ", l'Unión de
Defensa Laboral Comunitaria, ainsi
que le Comité de Apoyo para
los Trabajadores de las Maquiladoras.
Le
BAN du Mexique a publié le
rapport d'examen de cette communication
le 30 août 1999. Il recommandait
alors la tenue de consultations ministérielles
entre les États-Unis et le
Mexique pour discuter des questions
touchant la liberté d'association,
le droit de négocier collectivement,
la santé et la sécurité
au travail, les normes du travail
minimales et la discrimination raciale
dans l'emploi. Le secrétaire
du Travail du Mexique a demandé
de tenir des consultations ministérielles
avec la secrétaire du Travail
des États-Unis, le 2 décembre
1999. La secrétaire américaine
du Travail a accepté de prendre
part à ces consultations le
28 décembre 1999.
À
la suite des consultations ministérielles,
la secrétaire du Travail des
États-Unis et le secrétaire
du Travail du Mexique ont signé,
le 18 mai 2000, une déclaration
conjointe concernant les communications
du public 9801, 9802 et 9803 déposées
au BAN du Mexique. La ministre du
Travail du Canada a aussi signé
cette déclaration, le 6 juillet
2000.
Conformément au plan d'action
établi dans la déclaration
conjointe, le BAN des États-Unis
a accueilli le BAN du Mexique à
Washington, les 23 et 24 mai 2001,
pour une réunion de représentants
gouvernementaux qui a été
complétée par une séance
de suivi à Mexico, la semaine
suivante. Le BAN des États-Unis
a aussi organisé des forums
publics : le premier a eu lieu le
8 août 2001, à Yakima
dans l'État de Washington,
et le deuxième, à Augusta,
dans l'État du Maine, le 5
juin 2002. Le plan d'action prévoyait
aussi la publication d'un guide trinational
pour les travailleurs migrants que
le Secrétariat publiera prochainement.
Documents
connexes (PDF) : Rapport
de revue du BAN (espagnol); Declaration
conjointe
Communication
9802 adressée au BAN du Mexique
Le 23 novembre 1998, le BAN du Mexique
a accepté pour fins d'examen
une communication du public alléguant
l'existence de problèmes systémiques
liés à la législation
du travail des États-Unis et
à son application aux travailleurs
de l'État de Washington uvrant
dans les industries de la récolte
et de l'empaquetage des pommes. Cette
communication comprenait les allégations
suivantes : le défaut de la
législation du travail de protéger
les travailleurs agricoles; le défaut
de la législation du travail
de fournir des recours efficaces contre
les violations du droit d'organisation;
des délais injustifiés
dans l'application des droits d'organisation;
une diminution de la valeur réelle
du salaire minimum; le défaut
d'appliquer efficacement les lois
en matière de sécurité
et de santé au travail ainsi
que les lois régissant la rémunération
minimale; le défaut d'adopter
des normes en matière de sécurité
et de santé au travail à
l'égard des risques que présente
le travail agricole; ainsi que le
défaut d'assurer une protection
égale aux travailleurs migrants.
La communication a été
déposée le 27 mai 1998
par l'Unión Nacional de Trabajadores
(UNT), le Frente Auténtico
del Trabajo (FAT), le Frente Democrático
Campesino (FDC) et le Sindicato de
Trabajadores de la Industria Metálica,
Acero, Hierro, Conexos y Similares
(STIMACHS), avec l'aide de l'International
Labor Rights Fund. Le 30 novembre
1998, le BAN des États-Unis
a transmis au BAN du Mexique des réponses
détaillées à
une série de questions concernant
la législation des États-Unis
en matière de travail et d'emploi,
ainsi que son application. Le 2 décembre
1998, le BAN du Mexique a rencontré
les auteurs de la communication à
Mexico.
Le 30 août 1999, le BAN du
Mexique a publié un rapport
dans lequel il recommandait au secrétaire
du Travail des États-Unis et
à celui du Mexique de tenir
des consultations ministérielles
sur les droits des travailleurs du
secteur agricole, pour discuter entre
autres de la liberté d'association,
du droit de négociation collective,
des normes du travail minimales et
du respect des normes en matière
de santé et de sécurité
au travail, ainsi que pour déterminer
si les travailleurs migrants ont droit
à la même protection
que les travailleurs agricoles au
pays. Le Mexique a demandé
la tenue de consultations ministérielles
avec les États-Unis le 20 août
1999. La secrétaire du Travail
des États Unis a accepté
de prendre part à ces consultations
le 30 septembre 1999.
À la suite des consultations
ministérielles, les secrétaires
du Travail des États-Unis et
du Mexique ont signé, le 18
mai 2000, une déclaration conjointe
concernant les communications du public
9801, 9802 et 9803 déposées
au BAN du Mexique. La ministre du
Travail du Canada a aussi signé
cette déclaration, le 6 juillet
2000.
Conformément au plan d'action
établi dans la déclaration
conjointe, le BAN des États-Unis
a accueilli le BAN du Mexique à
Washington, les 23 et 24 mai 2001,
pour une réunion de représentants
gouvernementaux qui a été
complétée par une séance
de suivi à Mexico, la semaine
suivante. Le BAN des États-Unis
a aussi organisé des forums
publics : le premier a eu lieu le
8 août 2001, à Yakima
dans l'État de Washington,
et le deuxième, à Augusta,
dans l'État du Maine, le 5
juin 2002. Le plan d'action prévoyait
aussi la publication d'un guide trinational
pour les travailleurs migrants que
le Secrétariat publiera prochainement.
Documents
connexes (PDF) : Rapport
de revue du BAN (espagnol); Declaration
conjointe
Communication
9803 adressée au BAN du Mexique
Le 10 août 1998, le BAN du
Mexique a accepté pour fins
d'examen une communication du public
alléguant que le gouvernement
des États-Unis n'aurait pas
assuré une protection égale
aux travailleurs migrants ni protégé
les travailleurs mexicains contre
les violations 1) aux dispositions
législatives en matière
de sécurité et de santé
qui se rapportent aux logements, 2)
aux dispositions législatives
assurant une protection contre les
infractions aux clauses des contrats
de travail, 3) aux dispositions législatives
interdisant toute discrimination fondée
sur l'origine nationale, et 4) aux
droits d'indemnisation en cas d'accident
du travail ou de maladie professionnelle.
Les auteurs de la communication ont
également fait état
du défaut de diffuser des informations
sur la législation de manière
à ce que les travailleurs mexicains
puissent être au fait des droits
que leur confère la loi. Les
allégations étaient
liées au traitement présumé
de travailleurs mexicains à
la DeCoster Egg Farm, située
dans le Maine (États-Unis).
En réaction à cette
situation, un groupe de travailleurs,
auquel s'était joint le gouvernement
du Mexique en tant que coplaignant,
avait intenté une poursuite
judiciaire. La communication a été
déposée le 4 août
1998 par la Confederación de
Trabajadores de México (CTM).
Le
10 août 1998, le BAN du Mexique
a avisé celui des États-Unis
qu'il avait accepté d'examiner
cette communication. Le lendemain,
il demandait de l'information sur
les droits des travailleurs agricoles
aux États-Unis, en particulier
dans l'état du Maine. Le BAN
des États-Unis a répondu
aux questions posées par le
BAN du Mexique le 22 décembre
1998. Le 2 décembre 1999, le
BAN du Mexique a publié un
rapport dans lequel il recommandait
la tenue de consultations ministérielles
entre les États-Unis et le
Mexique afin de clarifier les moyens
dont les États-Unis disposent
pour garantir aux travailleurs migrants
mexicains du secteur agricole la même
protection qui est accordée
aux ressortissants en ce qui concerne
les normes du travail minimales, l'élimination
de la discrimination dans l'emploi
ainsi que la santé et la sécurité
au travail. Le secrétaire du
Travail du Mexique a demandé
la tenue de consultations ministérielles
avec la secrétaire du Travail
des États-Unis, le 23 novembre
1999.
À
la suite de consultations ministérielles,
la secrétaire du Travail des
États-Unis et le secrétaire
du Travail du Mexique ont signé,
le 18 mai 2000, une déclaration
conjointe concernant les communications
du public 9801, 9802 et 9803 déposées
au BAN du Mexique. La ministre du
Travail du Canada a aussi signé
cette déclaration, le 6 juillet
2000.
Conformément au plan d'action
établi dans la déclaration
conjointe, le BAN des États-Unis
a accueilli le BAN du Mexique à
Washington, les 23 et 24 mai 2001,
pour une réunion de représentants
gouvernementaux qui a été
complétée par une séance
de suivi à Mexico, la semaine
suivante. Le BAN des États-Unis
a aussi organisé des forums
publics : le premier a eu lieu le
8 août 2001, à Yakima
dans l'État de Washington,
et le deuxième, à Augusta,
dans l'État du Maine, le 5
juin 2002. Le plan d'action prévoyait
aussi la publication d'un guide trinational
pour les travailleurs migrants que
le Secrétariat publiera prochainement.
Documents
connexes (PDF) : Rapport
de revue du BAN (espagnol); Declaration
conjointe
Communication 9804 adressée
au BAN du Mexique
Le 22 septembre 1998, le BAN du Mexique
a été saisi d'une communication
du public alléguant qu'un protocole
d'entente conclu entre l'Immigration
and Naturalization Service (INS) et
le département du Travail des
États-Unis empêchait
les travailleurs immigrants de signaler
les infractions aux lois américaines
régissant les normes minimales
d'emploi. Le protocole d'entente obligeait
les inspecteurs du département
du Travail faisant enquête à
la suite de plaintes relatives à
la rémunération et aux
heures de travail à consulter
les registres des employeurs au sujet
du statut d'immigrant des employés
et à communiquer à l'INS
toute information relative à
des travailleurs non autorisés.
Il était de plus allégué
dans la communication qu'en l'absence
de plaintes de la part des travailleurs,
les fonctionnaires du département
du Travail des États-Unis ne
disposaient pas des informations voulues
pour faire exécuter les lois
fédérales régissant
la rémunération et les
heures de travail, et que tout autre
moyen d'exécution était
nettement moins efficace. La communication
a été déposée
par le Yale Law School Workers' Rights
Project, l'American Civil Liberties
Union Foundation Immigrants' Rights
Project, ainsi qu'un certain nombre
d'autres organismes de défense
des droits civiques et de syndicats.
Par la suite, le BAN du Mexique a
reçu du BAN des États-Unis
un nouveau protocole d'entente, daté
du 23 novembre 1998, qui modifiait
et remplaçait le protocole
antérieur entre le département
du Travail et l'INS.
Dans son rapport d'examen public
paru le 9 novembre 2000, le BAN du
Mexique a pris note des allégations
présentées par les auteurs
de la communication à l'effet
que le nouveau protocole d'entente
n'aurait pas été suffisamment
corrigé de manière à
éliminer les éléments
susceptibles de dissuader les travailleurs
non autorisés de signaler les
infractions aux lois du travail auprès
du département du Travail des
États-Unis. Le rapport recommandait
que le secrétaire du Travail
du Mexique sollicite la tenue de consultations
ministérielles avec son homologue
américain. Le 30 janvier 2002,
le BAN des États-Unis consentait
à la tenue de consultations
ministérielles sur la question.
Au terme de ces consultations, dans
une déclaration conjointe datée
du 11 juin 2002, le secrétaire
du Travail des États-Unis s'est
engagé à faire connaître
aux travailleurs immigrants leurs
droits en matière de travail.
Le département du Travail des
États-Unis élaborera
des matériaux éducatifs
présentés en espagnol
et verra à ce qu'ils soient
distribués dans des régions
où les travailleurs immigrants
se trouvent en fortes proportions.
Les secrétaires du Travail
se sont également engagés
à collaborer à l'application
plus élargie aux États-Unis
de régimes de protection des
droits des travailleurs immigrants
qui furent implantés avec succès
dans certaines régions de ce
pays.
Communication connexe : communication
98-2 adressée au BAN du Canada.
Documents
connexes (PDF) : Rapport
de revue du BAN (espagnol); Declaration
conjointe (anglais)
Communication
2001-1 adressée au BAN du Mexique
Le
24 octobre 2001, le BAN du Mexique
a reçu une plainte selon laquelle
les États-Unis n'auraient pas
respecté leur engagement du
point de vue de l'application efficace
des lois sur l'indemnisation des travailleurs
accidentés et sur la santé
et la sécurité au travail
dans l'État de New York. Le
BAN du Mexique a accepté la
plainte le 15 novembre 2001. En décembre
de cette même année,
le BAN du Mexique demandait des consultations
avec le BAN des États-Unis.
La
plainte a été déposée
par des travailleurs et par plusieurs groupes
défendant les droits des travailleurs
: la Chinese Staff and Workers' Association
(CSWA), les groupes National Mobilization
Against Sweatshops (NMASS) et Workers' Awaaz
ainsi que l'Asociación Tepeyac.
En plus d'alléguer que les
États-Unis n'ont pas respecté
l'article 3 de l'ANACT, visant à
promouvoir le principe 9 (prévention
des accidents du travail et des maladies
professionnelles) et le principe 10
(indemnisation en cas d'accidents
du travail et de maladies professionnelles),
les auteurs de la plainte soutiennent
que les États-Unis et l'État
de New York n'ont pas respecté
l'alinéa 5(1)d) de l'ANACT,
qui les oblige à veiller à
ce que les procédures de ses
instances administratives touchant
les domaines du travail et de l'emploi
" ne soient pas inutilement compliquées,
et n'entraînent ni frais ou
délais déraisonnables
ni retards injustifiés ".
Les auteurs de la plainte allèguent
que les audiences devant les juges
administratifs saisis des cas d'indemnisation
des travailleurs accidentés
de l'État de New York ne suivent
pas des règles formelles en
matière de procédure
ou de preuve, ce qui entraîne
des jugements arbitraires qui ont
pour effet d'étendre le traitement
des demandes d'indemnités des
travailleurs sur une période
allant de 4 à 10 ans - et parfois
jusqu'à 20 ans. Les auteurs
prétendent aussi que les règles
et la procédure de la commission
des accidents du travail de l'État
de New York ne prévoient pas
la fourniture de services de traduction
aux travailleurs qui ne parlent pas
anglais. Selon les auteurs de la plainte,
les règles et la procédure
de la commission des accidents du
travail permettent aux employeurs
et aux sociétés privées
d'assurance contre les accidents du
travail d'agir de façon à
ne pas avoir à indemniser rapidement
les travailleurs accidentés,
ce qui n'incite pas à la promotion
de la santé et de la sécurité
au travail.
Dans le rapport d'examen qu'il a rendu public
le 8 novembre 2002, le BAN du Mexique
a refusé de commenter les présumées
violations du droit à l'indemnisation
dans les cas de maladies professionnelles
ou d'accidents du travail décrits par
les auteurs de la plainte, étant donné
que des décisions en instance ne peuvent
faire l'objet d'un examen aux termes de l'ANACT.
Le BAN du Mexique a aussi refusé de
commenter les allégations selon lesquelles
la réforme du régime d'indemnisation
est préjudiciable aux travailleurs.
Le BAN estime en effet que cette allégation
n'a aucun lien avec l'application de la législation
du travail. Pour ce qui est des autres points,
dans le rapport, on exhorte le département
du Travail des États-Unis à
prendre les mesures nécessaires pour
dissiper les préoccupations des auteurs
de la plainte et du public, à déterminer
si des mesures seront prises pour rendre les
procédures plus efficaces et pour veiller
à ce que les employés connaissent
la législation du travail et à
ce que les autorités locales connaissent
et appliquent cette législation. Le
BAN du Mexique a également souligné
la nécessité de faire connaître,
à plus grande échelle, les droits
des travailleurs migrants vivant aux États-Unis
et les ressources qui sont à la disposition
de ces travailleurs, et cela en utilisant
les mécanismes de coopération
établis par le secrétariat du
Travail et de la Sécurité sociale
du Mexique et par le département du
Travail des États-Unis dans la déclaration
conjointe d'avril 2002.
Enfin, en décembre 2003, le BAN du
Mexique a demandé qu'il y ait des consultations
auprès du BAN des États-Unis sur la mise
en œuvre de ces recommandations afin de
déterminer s'il y a lieu de demander la
tenue de consultations ministérielles.
Documents
connexes (PDF) : Rapport
de revue du BAN (espagnol)
Communication
2003-1 adressée au BAN du Mexique
Le 11 février
2003, deux groupes représentant
les travailleurs agricoles ont saisi
le Bureau administratif national (BAN)
du Mexique d'une communication du
public dans laquelle ils allèguent
que des travailleurs migrants n'avaient
pas été traités
de façon équitable en
Caroline du Nord. Les auteurs de la
communication, le Farmworker Justice
Fund, qui a son siège social
à Washington, et la Central
Independiente de Obreros Agrícolas
y Campesinos, un groupe de défense
des droits des travailleurs agricoles
situé à Mexico, affirment
que le programme de visas pour les
travailleurs non immigrants (H 2A)
des États Unis est discriminatoire
et que l'administration américaine
n'applique pas réellement les
lois du travail pertinentes. Dans
la communication, on affirme également
que les employeurs de la Caroline
du Nord exploitent les travailleurs,
c'est à dire qu'ils ne leur
paient pas d'heures supplémentaires,
établissent une liste noire
et refusent aux travailleurs l'accès
à un régime d'indemnisation
en cas d'accident du travail. Les
auteurs de la communication déclarent
que la situation de ces travailleurs
n'est pas conforme aux exigences de
l'Accord nord américain de
coopération dans le domaine
du travail (ANACT). En effet, selon
cet accord, le Canada, les États-Unis
et le Mexique sont tenus de veiller
à ce que les travailleurs migrants
bénéficient de la même
protection que les autres travailleurs
conformément à leurs
lois du travail respectives ainsi
que de voir à l'application
de ces lois. Le 5 septembre 2003,
le BAN du Mexique a accepté
d'examiner la communication en question,
et le 15 septembre le BAN du Mexique
a demandé qu'il y ait des consultations
auprès du BAN des États-Unis.
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