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Section
IV. Activités coopératives,
recherche, information et education
du public
A. Portée des activités coopératives
et d'éducation du public dans le cadre
de l'ANACT Selon les termes
de l'ANACT, les activités coopératives
se caractérisent par la collecte et
l'échange de données sur les législations
du travail, les relations industrielles,
les marchés du travail et les pratiques
en matière de ressources humaines,
prises en compte par un seul pays
et/ou comparées à celles des deux
autres parties concernées37.
La diffusion de l'information et les
questions d'apprentissage on un lien
étroit avec d'autres activités de
recherche relatives à l'ANACT, de
même qu'avec l'intention de vouloir
informer et éduquer le public. Par
conséquent, ces différents aspects
seront évalués ensemble dans cette
section du rapport.
Les activités coopératives peuvent
comprendre l'examen mutuel des pratiques
habituelles de chaque pays, des meilleures
pratiques, ou des deux à la fois,
en relation avec la grande variété
de questions qui portent sur le travail.
L'assistance technique de l'une des
parties au profit d'une autre, relativement
à l'élaboration de normes du travail,
se trouve également comprise dans
ce chapitre38.
Une activité peut être réalisée de
différentes façons, que l'on parle
d'éducation mutuelle conventionnelle,
qui comprend « les colloques, les
séances de formation, les groupes
de travail et les conférences »39
, ou des projets de recherche conjoints,
de l'assistance technique ou de tout
autre moyen dont les parties pourraient
convenir40.
Les activités coopératives sont
bénéfiques à plusieurs points de vue.
La démarche est largement éducative
pour les ministères et les ministres
du Travail de chacune des parties
et pour leurs experts-conseils. De
plus, étant donné que les activités
coopératives ont été expressément
conçues de manière tripartite et trinationale,
afin d'y inclure des participants
du milieu affaires, du secteur ouvrier
et du gouvernement, le processus s'est
avéré instructif pour les leaders
de tous les niveaux du secteur des
relations industrielles et des ressources
humaines de chaque pays. Ainsi, la
compréhension mutuelle entre les leaders
des affaires, des gouvernements et
des syndicats des trois pays s'améliore,
des alliances transfrontalières se
sont amorcées et de nombreux enseignements
sont tirés par le patronat, les travailleurs
et le gouvernement sur la possibilité
d'avoir recours à des méthodes de
rechange ou à de meilleures méthodes
que celles qui prévalent dans chacun
des trois pays. La compréhension entre
le patronat, le gouvernement et les
travailleurs outre frontières ou à
l'intérieur d'un pays donné se voit
approfondie.
B. Activités coopératives et
programmes d'éducation du public réalisés
jusqu'à maintenant
- Activités réalisées par les
BAN41
Au cours des quatre premières
années de l'ANACT, un grand nombre
d'activités coopératives et de
programmes d'éducation du plublic
ont été mis en œuvre en vertu
de cet accord. Presque toutes
ont été réalisées par les trois
BAN; seul un petit nombre ont
été développées en tout ou en
partie par le Secrétariat. On
retrouve, à l'annexe A, un document
publié par le BAN des États-Unis
qui résume les activités coopératives
réalisées par les BAN au cours
de cette période.
Au cours de 1994 et 1995, la
plupart des activités organisées
par les BAN portaient sur la sécurité
et la santé des travailleurs.
Elles comprennent des programmes
de formation, animés par des formateurs
des organismes de sécurité et
de santé au travail des États-Unis
et/ou du Canada. Cette formation,
destinée au personnel de leur
partenaire mexicain, abordait
différents thèmes dont le prélèvement
d'échantillons et l'analyse en
laboratoire des polluants de l'air,
les principes d'ergonomie, le
prélèvement d'échantillons de
polluants environnementaux, l'hygiène
industrielle, l'inspection du
lieu où un accident s'est produit,
et la formation au dépistage des
risques pour les hygiénistes industriels.
Le programme de dépistage des
risques pour les hygiénistes industriels
s'adressait aussi bien au personnel
du secteur privé qu'à celui du
secteur public. De plus, les fonctionnaires
mexicains se sont joints à ceux
de la semaine de la santé et de
la sécurité des États-Unis pour
offrir un cours sur les biorisques
et un programme d'inspection des
lieux à la suite d'un accident,
à l'intention des stagiaires mexicains.
Plusieurs autres programmes comprenaient
le partage de l'information, à
l'échelle trinationale et parfois
tripartite, portant sur des questions
relatives à la santé et à la sécurité
des travailleurs, y compris un
colloque sur la sécurité et la
santé dans l'industrie électronique,
un colloque similaire pour l'industrie
pétrochimique et un dernier colloque
sur les statisques dans le domaine
de la sécurité et de la santé
des travailleurs.
En 1994, 12 activités coopératives
ont été réalisées concernant la
santé et la sécurité au travail,
alors que seulement quatre autres
portaient sur d'autres domaines.
En 1995, trois programmes supplémentaires
ont été offerts en relation avec
la sécurité et la santé des travailleurs,
alors que trois autres programmes
abordaient d'autres questions.
Par la suite, les sujets touchant
la sécurité et la santé des travailleurs
ont diminué, aussi bien en nombre
qu'en pourcentage, dans l'ensemble
des activités coopératives élaborées
par les BAN. Néanmoins, ces thèmes
ont continué de dominer la scène
comparativement aux autres activités.
En 1996, trois des neuf activités
coopératives organisées par les
BAN portaient sur la sécurité
au travail et sur des questions
de santé; en 1997, la proportion
était de deux sur cinq.
Le deuxième sujet d'importance
au chapitre des activités coopératives
a été celui qui traite des lois
régissant le travail et des relations
syndicales-patronales, comprenant
deux programmes tripartites, en
1994, qui portaient sur les relations
patronales-syndicales coopératives,
deux ateliers intergouvernementaux,
en 1995, portant sur la liberté
d'association et la législation
du travail, ainsi qu'une partie
de la troisième conférence tripartite
sur la législation du travail,
et les relations industrielles
et dont le sujet était « Les relations
industrielles au XXIe siècle ».
Un programme tripartite sur les
relations syndicales-patronales
des multinationales qui opèrent
dans les pays adhérant à l'ALENA
est prévu pour 1998. On a aussi
tenu des conférences de planification,
suivies de conférences tripartites
de grande envergure les droits
des femmes et les problèmes au
travail, (1995, « Égalité au travail
»; 1996, atelier de planification
intergouvernementale; 1997, «
Les femmes et le travail au 21e
siècle ») et sur le travail des
enfants (1996, séance de planification
intergouvernementale; 1997, «
Le travail des enfants et des
jeunes gens en Amérique du Nord
»; 1997, conférence de suivi sur
le travail des enfants).
La productivité a également
été abordée dans bon nombre de
programme, y compris les aspects
des deux programmes de 1994 sur
les relations syndicales-patronales
coopératives, l'atelier de 1994
sur les tendances et les indicateurs
de productivité, l'atelier de
1996 sur la formation continue
et le perfectionnement au travail,
ainsi que la semaine de la sécurité
et de la santé au travail en Amérique
du Nord qui s'est tenue en 1997
et qui a mis l'accent sur le fait
que la sécurité et la santé des
travailleurs ont un effet sur
la productivité.
L'emploi non conventionnel a été
le point de mire du colloque technique
de 1994 sur les micro-entreprises
et le secteur non conventionnel,
et du colloque tripartite de 1996
qui traitait de la croissance
du travail non conventionnel et
des nouveaux modes de travail
en matière de pratiques et d'horaire.
Le travail non conventionnel a
également été abordé dans les
programmes concernant les femmes
au travail et l'emploi des enfants
et des jeunes gens. Une autre
conférénce portant sur la sous-traitance
est prévue pour 1998.
Un atelier portant sur les programmes
de la sécurité du revenu a eu
lieu en 1996. Enfin, plusieurs
programmes avaient trait aux statistiques
du gouvernement, dont l'atelier
de 1994 sur les tendances et les
indicateurs de productivité dont
on a faitmention précédemment,
le colloque de 1994 sur les statistiques
relatives à la sécurité et à la
santé des travailleurs, et un
colloque trinational sur « les
tendances des marchés du travail
et le rôle du gouvernement »,
prévu pour le printemps 1998.
En plus de ces programmes formellement
intégrés aux « activités coopératives
», sous la rubrique de « l'éducation
du public », le BAN des États-Unis
a organisé des colloques et des
conférences conjointement avec
des établissements d'éducation
supérieure américains et en a
publié les résultats42,
comme l'a également fait le Secrétariat.
- Activités réalisées par le
Secrétariat
Le Secrétariat est expressément
mandaté pour préparer des rapports
ponctuels faisant état de l'information
publiquement accessible sur chacune
des parties et quitraitent notamment
: des lois et des procédures administratives
en matière de travail; des tendances
et des stratégies administratives
se rapportant à la mise en œuvre
et à l'application des lois du
travail, des conditions du marché
du travail et du développement
des ressources humaines, et pour
mener une étude sur toute question
que pourrait lui soumettre le
Conseil43.
Jusqu'à maintenant, des rapports
de grande qualité ont été produits,
dans lesquels on compare les conditions
du marché du travail des trois
parties, ainsi que leurs lois
du travail. De plus, à la demande
du Conseil, une étude comparative
bien documentée, portant sur la
relocalisation et la fermeture
d'usines comme moyen de dissuation
pour empêcher l'implantation des
syndicats dans chacun des troissystèmes
de législation nationale, a été
réalisée. Cette étude faisait
suite à la communication nº 9501
du BAN du Mexique44
concernant la fermeture d'une
usine, dans la région de San Francisco,
d'une entreprise de télécommunications.
Cette communication alléguait
que les États-Unis n'assuraient
pas les droits des travailleurs
à la liberté d'association, ni
la protection du droit d'organisation
dans un contexte de relocalisation
d'usine antisyndicale.
C. Évaluation
- En général
En général, il est difficile
de trouver des opposants aux activités
coopératives, bien que le niveau
d'enthousiasme varie et que l'évaluation
d'un programme particulier puisse
différer. Le milieu des affaires
des trois pays se montre très
favorable envers les activités
coopératives; dans plusieurs cas,
les dirigeants des sociétés ayant
pris part à ces programmes ont
tiré profit des connaissances
acquises qu'ils peuvent rapidement
mettre en pratique dans leur propre
entreprise. Le milieu des affaires
américain a exprimé le souhait
que cet aspect de l'Accord devienne
la première préoccupation de la
Commission. Le mouvement des travailleurs,
du moins aux États-Unis, trouve
que ces activités apportent quelques
avantages, bien que d'importance
relative; mais il croit aussi
que les activités coopératives
ont un effet limité sur le respect
des obligations de chacune des
parties dans le cadre de l'ANACT
et sur l'atteinte des objectifs
généraux fixés par l'ANACT.
- Rôles des BAN et du Secrétariat
En tant qu'agent de liaison
entre les organismes gouvernementaux
d'une partie, entre les trois
BAN, et entre le Secrétariat et
l'une ou l'autre des parties,
les BAN ont joué un rôle essentiel
dans toutes les activités coopératives.
En ce qui a trait aux rapports
et aux études du Secrétariat,
les BAN semblent avoir rempli
leur fonction, conformément aux
termes de l'Accord, qui consiste
à diffuser publiquement l'information
disponible sur leurs pays, leurs
lois du travail, leurs marchés
et leurs pratiques. Quant aux
colloques, ateliers, conférences
et autres programmes éducatifs
entre les trois pays, la plupart
ont été organisés et réalisés
par les trois BAN, travaillant
de concert les uns avec les autres.
Le Secrétariat, quant à lui, s'est
vu confier le mandat d'organiser
plusieurs conférences essentiellement
académiques et d'en publier les
résultats.
Cette répartition des tâches
entre le Secrétariat et les BAN
n'est pas expressément énoncée
dans l'Accord. L'ANACT fournit
une description générale du rôle
du Conseil pour ce qui est des
activités coopératives45
et confère au Secrétariat, de
façon générale, la responsabilité
de « seconder le Conseil dans
l'exercice de ses fonctions et
d'assurer toute autre forme de
soutien conformément aux instructions
de celui-ci »46.
Le fait de servir de liaison entre
les trois parties et le Secrétariat,
et de source d'information publique
pour le Secrétariat et l'un envers
l'autre, a une incidence sur la
décision du Conseil de confier
aux BAN le mandat d'élaborer la
majeure partie des activités coopératives,
mais ne l'impose pas.
Le Secrétariat a donc été structuré
et son personnel embauché en vue
de servir un institut trinational
de recherche en matière de travail,
institut à caractère inter-disciplinaire,
en vue de fournir un soutien d'expert
au Conseil. Malgré un certain
mécontentement de la part de représentants
individuels du secteur ouvrier,
du milieu des affaires et du secteur
public, dans cette première conjoncture,
on semble croire que le Secrétariat
s'acquitte bien de ses fonctions.
Cette constatation, faite en cours
d'élaboration du présent rapport,
a incité le Comité consultatif
national des États-Unis à considérer
la possibilité que la majorité
des activités coopératives se
tiennent dans ce genre d'établissement
à caractère académique.
Toutefois, les membres du Comité
consultatif national des États-Unis
s'entendent pour dire que les
BAN demeurent des éléments privilégiés
pour l'élaboration et la mise
en œuvre des activités coopératives.
En premier lieu, chacun des BAN
constitue l'un des éléments du
ministère/département du travail
de leur gouvernement; les membres
du personnel des BAN sont habituellement
des fonctionnaires du gouvernement,
ayant une expérience pratique
dans le domaine du travail, en
plus de se trouver bien placés
sur le plan de l'organisation
pour faire appel à l'expertise
du personnel technique des autres
services du ministère/département
du travail de l'une des parties.
Deuxièmement, l'un des points
importants lorsqu'ils élaborent
des activités qui requièrent la
participation de représentants
des affaires, du gouvernement
ou des travailleurs, et non pas
des conférences purement académiques,
est le fait que les BAN, et le
ministère du travail dont ils
relèvent, sont bien intégrés dans
leurs relations industrielles
nationales respectives et ils
disposent d'un vaste réseau de
contacts et de moyens pouvant
les aider à mettre sur pied des
activités coopératives. Même si
le Secrétariat est considéré comme
l'entité responsable de mener
à bien les activités coopératives,
ses démarches pourraient être
entravées par une insuffisance
de moyens, lesquels pourraient
dépendre des contacts personnels
de certains membres du Secrétariat.
Troisièmement, et plus important
encore, puisque chaque BAN constitue
un intermédiaire entre son gouvernement
et les autres institutions rattachées
à l'ANACT, tout en demeurant une
composante de son propre gouvernement,
l'engagement d'un BAN à l'égard
d'une activité coopérative particulière
reçoit le soutien et la collaboration
de tout son gouvernement. Par
contre, le Secrétariat, de par
sa conception, est une institution
trinationale qui n'est aucunement
rattachée à l'une des quelconques
parties, ni aux fonctions relatives
à la politique interne ou à l'administration
d'aucune des trois. Si la situation
politique des trois BAN réduit
parfois leur efficacité quant
à l'élaboration des meilleures
activités coopératives possible,
elle augmente pourtant l'effet
de ces activités puisqu'elles
sont pleinement soutenues par
chacun des gouvernements.
- Contenu substantiel des activités
Il est encore prématuré d'évaluer
l'ensemble des priorités établies
par le Conseil, suivant l'avis
des BAN, concernant l'orientation
des activités coopératives. Au
cours des première années, le
fait d'avoir mis l'accent sur
des activités en rapport avec
la sante et la sécurite au travail
était pleinement justifié étant
donné les besoins en assistance
technique dans ce domaine. On
peut comprendre que le sujet des
relations syndicales-patronales
et de la législation du travail,
dont la liberté d'association,
ne soit pas ressorti autant en
jetant un regard sur les questions
qui sont revenues le plus souvent
dans les communications adressées
aux parties jusqu'à maintenant.
Les activités les plus récentes
semblent porter sur une plus grande
variété de questions, et du moins
quelques-unes d'entre elles révèlent
un intérêt envers les travailleurs
les plus vulnérables, marginalisés,
y compris les femmes, les enfants
et les jeunes gens, ainsi que
les personnes engagées dans des
relations de travail non conventionnelles.
Certains des sujets apparaissant
sur la liste de l'ANACT comme
étant des domaines appropriés
pour les activités coopératives47
doivent dorénavant être inclus
dans tout programme. Les travailleurs
migrants, les normes de travail
et leur mise en œuvre, l'indemnisation
en cas d'accident de travail ou
de maladie professionnelle constituent
les principaux domaines qui n'ont
pas encore été abordés. Il y a
eu également peu d'activités coopératives
en matière d'avantages sociaux
et de programmes sociaux pour
les travailleurs et leurs familles.
Un autre domaine qui figure
sur la liste des lois du travail,
à l'annexe 1, est la discrimination
en matière d'emploi fondée sur
des motifs tels que la race, et
le pays d'origine (par exemple,
fondée sur des motifs autres que
le sexe). Ce domaine a été omis
de la liste des thèmes d'activités
coopératives de l'article 11.
Ce sujet, sur lequel les parties
devraient s'entendre, pourrait
possiblement être pris en compte
pour des activités coopératives
ultérieures, dans la catégorie
« autres ». Conformément aux obligations
qui figurent dans l'Accord, les
parties se sont engagées à déployer
des efforts en vue d'éliminer
la discrimination en milieu de
travail fondée sur ces motifs.
Ceci est également un domaine
où le partage des problèmes et
des solutions pourrait s'avérer
bénéfique pour toutes les parties.
Un problème similaire, bien qu'un
peu différent, portant sur la
discrimination au travail fondée
sur des motifs tels que la race,
la couleur de la peau, le pays
d'origine et la descendance, existe
dans les trois pays signataires
de l'ALENA. Ce problème pose de
graves difficultés sur le plan
politique et social. Étant donné
que ces questions sont assez délicates,
elles doivent être abordées prudemment,
mais bien souvent des analyses
comparatives apportent un éclairage
inattendu en faveur de tous les
participants.
Un autre domaine qui n'a pas
été expressément inclus dans la
liste des activités coopératives
du paragraphe 11(1) est celui
des problèmes liés au travail
transfrontalier, qu'ils découlent
ou non de l'ALENA. Le Secrétariat
s'est en quelque sorte penché
sur ces questions, notamment dans
son étude intitulée Fermeture
d'usines et droits des travailleurs.
Les zones frontalières des États
ou des provinces des trois pays
expriment déjà leurs inquiétudes
quant aux effets de la circulation
des travailleurs franchissant
les frontières sur la législation
du travail et les pratiques en
matière de travail. La question
de l'indemnisation en cas d'accident
de travail ou de maladie professionnelle,
qui a déjà été soulevée par de
nombreuses autorités locales,
est considérée comme urgente.
Il est à prévoir que des questions
relatives aux prestations accordées
par le gouvernement, comme la
sécurité sociale et les prestations
offertes par les employeurs, risquent
aussi d'être soulevées et mériteront
qu'on s'y arrête. Ce sont des
enjeux intéressants pour les travailleurs,
les employeurs et les autorités
locales, ainsi que pour le gouvernement
central de chacune des parties,
qui requièrent des solutions bien
réfléchies pour faire face aux
changements que produira la circulation
des travailleurs franchissant
les frontières.
- Efficacité des activités coopératives
et des programmes d'éducation du
public conformément aux objectifs
de l'ANACT
Au cours des quatre dernières
années, les trois BAN ont manifestement
engagé un processus d'apprentissage
sur la meilleure façon de concevoir
et d'organiser des activités coopératives.
La croissante sophistication des
activités met ce processus en
évidence. Le lien entre la conception
de l'activité et les participants
visés par la démarche éducative,
ainsi que le lien entre les buts
du programme et la mise en application
de l'un ou de plusieurs objectifs
de l'ANACT se reserre peu à peu
et l'on ne peut que s'en réjouir.
Certains thèmes d'activités
coopératives peuvent s'avérer
très utiles pour développer une
base de comparaison trinationale
sur les lois du travail, les relations
industrielles ou l'économie du
travail au profit des fonctionnaires
et des experts gouvernementaux
des trois pays. Ils ont été élaborés
spécifiquement pour le développement
de cette base d'expertise. Les
activités de ce genre contribueront
grandement à l'élaboration des
futures politiques. D'autres sujets
d'activités coopératives sont
bien plus importants pour les
relations industrielles et les
intervenants des ressources humaines,
c'est-à-dire pour les décideurs
au sein des entreprises plutôt
que les décideurs du secteur public.
C'est ainsi que la structure de
ces événements a progressivement
été conçue en tenant compte de
ce groupe de participants.
Le plus souvent, les programmes
qui s'adressent aux fonctionnaires
des gouvernements poursuivent
les objectifs de l'ANACT qui font
référence à l'ébauche, à la mise
en œuvre et à l'application des
projets de lois relatifs au travail.
Les programmes visant des intervenants
dans les relations industrielles
peuvent favoriser l'observation
volontaire et l'application privée
des objectifs, mais ils peuvent
également promouvoir des objectifs
qui ne sont pas liés à la législation
au niveau de l'entreprise, tels
que l'amélioration de la productivité,
la diffusion des meilleures pratiques
et le développement d'une économie
ayant une forte productivité et
un niveau de compétence élevé.
En gros, les objectifs relatifs
à l'éducation du public sont axés
sur des activités qui visent à
diffuser au public, et non à des
spécialistes, de l'information
sur les thèmes de l'ANACT.
Les BAN ont su démontrer leur
capacité d'élaborer des ateliers,
des colloques et des conférences
qui conviennent au public envisagé
et de favoriser la participation
du secteur ouvrier, de la gestion
et du gouvernement. La plupart
des activités qui ne s'adressaient
pas uniquement au secteur public
ont été réalisées à la fois de
manière trinationale et tripartite
(patronat, travailleurs et gouvernements).
Les résultats de ces activités
ont été diffusés en publiant plusieurs
comptes rendus de conférences.
En vue d'améliorer leur efficacité,
les BAN ont commencé à utiliser
le matériel écrit et l'électronique,
des enregistrements audio et visuels,
de même que des publications portant
sur les résultats de leurs activités.
On devrait favoriser le recours
à ces différents outils. De fait,
comme on peut le lire dans la
partie finale du présent rapport,
l'utilisation de plus en plus
courante de l'Internet et la publication
sur page Web de tous les discours,
exposés et transcriptions des
comptes rendus pourraient contribuer
à remplir les engagements pris
en vertu de l'ANACT, en matière
de transparence et d'accessibilité,
en rendant publics les renseignements
dont on dispose.
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