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Conseil ministériel
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Alexis M. Herman
Secrétaire du Travail des États-Unis
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José Antonio González Fernández
Secrétaire du Travail et de la Sécurité sociale du Mexique
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Claudette Bradshaw
Ministre du Travail du Canada
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Conformément
aux clauses de l'Accord nord-américain
de coopération dans le domaine du
travail (ANACT), le Conseil ministériel,
l'organe directeur de la Commission
de coopération dans le domaine du
travail, est tenu de se réunir au
moins une fois l'an en session ordinaire.
Les ministres peuvent envoyer des
représentants à leur place, mais depuis
l'établissement de la Commission,
ils ont assisté en personne à ces
réunions au moins une fois par année.
Les représentants des ministres, ou
les " délégués ", se sont également
réunis à intervalles périodiques et
ont tenu des conférences téléphoniques
en vue d'analyser des questions d'ordre
opérationnel et d'autres sujets. Le
13 mai, 1998, José Antonio González
Fernández a été nommé secrétaire mexicain
du Travail et de la Sécurité sociale,
en remplacement de Javier Bonilla
García. Le 23 novembre, 1998, Claudette
Bradshaw a été nommée ministre canadienne
du Travail, en remplacement de Lawrence
MacAulay.
A. Réunion du Conseil
ministériel
Les 7 et 8 octobre 1998, Charlottetown
(Île-du-Prince-Édouard)
Le
ministre du Travail du Canada de l'époque,
Lawrence MacAulay, a été l'hôte de
la cinquième réunion du Conseil ministériel,
à laquelle ont pris part la secrétaire
du Travail des États-Unis, Alexis
M. Herman ainsi que le secrétaire
du Travail et de la Sécurité sociale
du Mexique, José Antonio González
Fernández. Aux trois délégations s'est
joint John McKennirey, directeur exécutif
du Secrétariat de la Commission de
coopération dans le domaine du travail.
La
réunion de 1998 a porté principalement
sur la discussion relative au processus
d'examen de l'Accord nord-américain
de coopération dans le domaine du
travail ainsi que sur le rapport connexe.
S'appuyant sur les résultats de cet
examen, les ministres ont convenu
de mettre en œuvre diverses mesures
destinées à favoriser la coopération
internationale et à communiquer au
public plus d'informations. Ils ont
convenu d'intensifier les activités
de la Commission en recourant davantage
aux services du Secrétariat dans les
secteurs de la collecte et de l'analyse
de renseignements comparatifs sur
les questions relatives au travail,
de même que pour l'élaboration d'études
approfondies. Il a aussi été convenu
de s'efforcer davantage d'améliorer
le processus des consultations ministérielles
et de demander que, dans certains
cas, le Secrétariat entreprenne des
études trinationales spéciales. Dans
le même ordre d'idées, un deuxième
examen général du fonctionnement de
l'Accord a été approuvé pour l'an
2002.
Les ministres ont analysé la situation
actuelle en ce qui concerne les procédures
en matière de communication et les
consultations ministérielles, de même
que les progrès accomplis sur le plan
de la création de listes d'experts
qui feraient partie de comités évaluatifs
d'experts (CEE). Les ministres ont
convenu de demander à leur personnel
d'échanger les listes des membres
proposés et de procéder à l'établissement
des listes officielles.
Le
Conseil ministériel a également approuvé
le programme d'activités de coopération
qui avait été soumis à son examen;
il a reçu un rapport du directeur
exécutif sur les activités actuelles
et futures du Secrétariat, et a entériné
le budget proposé pour 1998 et 1999.
B. Réunion des délégués
du Conseil et du directeur exécutif
Le 24 juin, Dallas (Texas)
À cette réunion, qu'a présidée Warren
Edmondson du Canada, les délégués
du Conseil ont procédé à une évaluation
préliminaire des aspects définitifs
du processus d'examen de l'ANACT ainsi
que du rapport portant sur le sujet.
Ils ont également discuté des préparatifs
de la réunion du Conseil ministériel
qui allait avoir lieu en octobre,
à Charlottetown (Île-du-Prince-Édouard),
au Canada.
Les
délégués du Conseil ont rencontré
les représentants du vérificateur
externe retenu par la Commission,
KPMG Peat Marwick, et ont reçu le
rapport sur la situation financière
du Secrétariat pour 1997. La vérification
a été décrite comme étant " en ordre
", et aucune irrégularité n'a été
relevée. Pour ce qui est des autres
questions administratives, les délégués
du Conseil ont été informés d'une
demande du State Department des États-Unis
relative à l'exécution des paiements
de pension alimentaire et ont examiné
certaines politiques touchant le personnel
professionnel ainsi que leur effet
sur le budget du Secrétariat.
C. Examen de l'ANACT effectué
après quatre ans
À
l'article 10, l'ANACT précise que
le Conseil ministériel - l'organe
directeur de la Commission de coopération
dans le domaine du travail établie
par l'Accord - " surveillera la mise
en œuvre du présent accord et fera
des recommandations en vue de son
développement et, à cette fin, dans
les quatre ans suivant la date d'entrée
en vigueur du présent accord, en examinera
le fonctionnement et l'efficacité
à la lumière de l'expérience acquise
".
C'est
dans ce contexte que le Conseil ministériel
a adopté, le 18 septembre 1997, les
" modalités du processus d'examen
de l'ANACT ". En plus d'inviter le
public à présenter ses commentaires
par écrit, on a aussi consulté directement
un certain nombre de groupes consultatifs
spéciaux.
L'aboutissement
du processus d'examen est un rapport
complet qui peut être consulté sur
le site Web de la Commission, à l'adresse
suivante : www.naalc.org. La partie
I du rapport présente les conclusions
du Conseil ministériel; la partie
II résume les points saillants du
processus de consultation; la partie
III fournit une description de l'ANACT
ainsi que des structures qui en découlent
et présente un résumé du fonctionnement
et des activités réalisées entre la
date d'entrée en vigueur de l'Accord
et le mois de septembre 1998. Enfin,
les annexes renferment les rapports
du comité d'experts chargé de l'examen
ainsi que les rapports des comités
consultatifs nationaux du Mexique
et des États-Unis, un résumé des résultats
d'une enquête menée par le BAN du
Mexique, le compte rendu textuel de
toutes les observations présentées
par écrit par des particuliers ou
des organismes dans le cadre de la
consultation publique, et une bibliographie.
Voici
les conclusions du Conseil ministériel
qui résument le point de vue de ce
Conseil sur le processus d'examen
et ses conclusions.
CONCLUSIONS DU CONSEIL MINISTÉRIEL
SUR L'EXAMEN DE L'ANACT
Le
Conseil souhaite exprimer sa reconnaissance
à tous ceux qui ont contribué à cet
examen : le comité d'experts chargé
de l'examen, les comités consultatifs
nationaux du Mexique et des États-Unis,
les comités gouvernementaux du Canada
et du Mexique, ainsi que les organismes
et les personnes qui ont pris part
à la consultation publique. Bon nombre
de recommandations ont été formulées
(on les retrouve dans le présent document),
et il est difficile de rendre pleinement
justice à tous ceux qui ont déployé
des efforts en vue de les établir.
Toutes méritent d'être dûment prises
en considération, en fonction de la
logique qui les sous-tend. Dans les
années à venir, le Conseil continuera
de s'y reporter pour guider l'établissement
des plans de travail et des activités
de la Commission.
Toutefois,
le Conseil est maintenant confronté
à de multiples points de vue, puisque
plusieurs recommandations n'abondent
pas dans le même sens ou sont même
parfois totalement opposées. Il est
à espérer que la plupart de ceux qui
se préoccupent vraiment de l'ANACT,
et qui ont soumis à son égard des
commentaires écrits, trouveront dans
les thèmes qui suivent un reflet de
leurs préoccupations générales. Sur
de nombreux aspects, il n'y a manifestement
pas de consensus, pas plus qu'il n'y
en a au sein du Conseil en ce qui
concerne la totalité des questions
abordées. Cela n'est guère surprenant,
compte tenu de la nouveauté relative
de cet accord historique et des questions
extrêmement importantes et souvent
délicates qu'il soulève pour la première
fois, dans le contexte de cette nouvelle
relation entre les trois pays d'Amérique
du Nord. Néanmoins, le Conseil a tout
mis en œuvre pour arriver à un consensus
sur un certain nombre de questions
d'importance qui, croit-on, amélioreront
les activités à venir et l'efficacité
de l'Accord nord-américain de coopération
dans le domaine du travail.
Examens futurs de l'ANACT
L'ANACT
est un instrument nouveau, qui n'a
pas encore fait ses preuves dans tous
les domaines. Il convient donc de
l'examiner périodiquement pour s'assurer
qu'il atteint ses objectifs et pour
justifier l'utilisation des fonds
publics. Les examens peuvent porter
sur diverses réalisations, par exemple
l'étude comparative des lois du travail
et des marchés du travail, les activités
de coopération et le règlement des
cas où des préoccupations sont exprimées
en ce qui a trait à l'application
de la législation du travail. Les
examens devraient également porter
sur les points susceptibles d'être
améliorés grâce à la réorientation
des efforts ou à l'élaboration plus
poussée de l'Accord.
En
conséquence, le Conseil a convenu
de ce qui suit :
Consultations coopératives
et évaluations
1.
Consultations ministérielles
Le
Conseil a pu constater que les consultations
ministérielles et le processus relatif
aux communications du public constituaient
des démarches souples et transparentes.
Il estime qu'à la longue il serait
bon d'uniformiser davantage ces deux
mécanismes, à la fois pour faciliter
et rationaliser le processus et pour
fournir un cadre de travail pouvant
répondre aux attentes du public quant
à la façon dont ce processus doit
évoluer. Parallèlement, le Conseil
juge utile la marge de manœuvre que
laissent les dispositions actuelles
de l'Accord, qui permet aux parties
de respecter leurs propres traditions
et de disposer du temps et de la latitude
nécessaires pour régler les problèmes
à ce stade, dans un esprit de consultation
et de collaboration.
En
conséquence, le Conseil a convenu
de ce qui suit :
-
Tout
sera mis en œuvre pour tenir les
consultations ministérielles le
plus rapidement possible.
-
En
se fondant sur le cas par cas,
on aura recours aux " études spéciales
", prévues au paragraphe 14(2),
en vue d'accomplir des progrès
à l'égard des questions pertinentes
faisant l'objet d'une consultation.
-
On
examinera d'autres moyens d'améliorer
les modalités des consultations
ministérielles.
2.
Comités évaluatifs d'experts
Le
Conseil a pris note du fait que le
recours aux comités évaluatifs d'experts
est entrepris dans une optique de
coopération, sans qu'il y ait nécessairement
un différend réel ou potentiel entre
les parties. L'Accord indique d'ailleurs
explicitement que le travail d'un
CEE doit se faire " de manière non
antagoniste ". En outre, il n'y a
pas dans l'ANACT de lien nécessaire
entre les communications du public
et l'établissement des comités évaluatifs
d'experts (CEE), que le Conseil met
sur pied uniquement à la demande d'une
partie si une question n'a pas été
résolue à la suite des consultations
ministérielles (article 23.1).
Le
Conseil est d'avis que le but premier
d'un CEE est de faire en sorte que
des spécialistes indépendants procèdent
à l'analyse comparative d'un aspect
important de l'application des lois
du travail dans les trois pays, au
profit de toutes les parties. Selon
le Conseil, un tel processus peut
représenter un bon moyen d'établir
une nouvelle perspective analytique
en ce qui a trait aux questions importantes
qui présentent un intérêt commun.
Le
Conseil a convenu de discuter davantage
de la question des CEE à sa réunion
de l'an prochain.
Coopération internationale
Le
Conseil est heureux de constater qu'au
cours des quatre dernières années,
dans le cadre de l'ANACT, des structures
et des réseaux importants ont été
établis, de nombreux domaines d'intérêt
commun ont été étudiés, d'importants
défis ont été relevés et une vaste
expérience a été acquise sur le plan
de la collaboration internationale.
Le Conseil, tout comme de nombreux
observateurs et participants au présent
examen, est convaincu que l'on pourrait
faire encore de grands pas vers la
réalisation des objectifs de l'ANACT
en intensifiant la collaboration internationale.
Le
programme de coopération a permis
d'obtenir jusqu'ici bien des résultats
utiles et intéressants. Le Conseil
partage toutefois l'opinion de nombreuses
personnes qui croient que ce programme
a un potentiel nettement supérieur.
De l'avis du Conseil, les grands espoirs
du public à propos des activités de
coopération traduisent le sentiment
général selon lequel il doit y avoir
une collaboration étroite à l'échelle
internationale au sujet des questions
liées au travail en Amérique du Nord,
par l'entremise des structures de
l'ANACT. Cela est vraisemblablement
lié au fait que l'on voit de plus
en plus l'Amérique du Nord comme une
région économique dont les pays ont
en commun des intérêts fondamentaux.
En
Amérique du Nord, les marchés du travail
sont vastes et, du point de vue économique,
ils revêtent une importance cruciale.
Ils sont également très complexes
et de plus en plus interdépendants
en raison du commerce et des investissements
internationaux, puisqu'ils font intervenir
de multiples administrations aux échelons
du fédéral, des États et des provinces.
Réaliser d'importants progrès dans
un tel domaine, même sur le plan de
l'information et des connaissances,
est une entreprise de taille qui nécessite
des consultations judicieuses et une
planification stratégique à long terme,
afin de trouver la manière la plus
productive d'accomplir le travail.
Tenant
compte de ces considérations générales,
le Conseil a décidé d'intensifier
la collaboration entre les parties
en ce qui concerne le programme d'activités
coopératives et les travaux de la
Commission de coopération dans le
domaine du travail.
1.
Programme d'activités coopératives
Tout
en permettant d'étendre la base des
connaissances grâce à de multiples
échanges d'information au sujet des
questions liées à la législation du
travail et au marché du travail, la
planification ultérieure devrait être
axée davantage sur l'établissement
d'objectifs stratégiques en matière
de coopération. Les activités de coopération
devraient être clairement axées sur
les nouvelles questions importantes
relatives au milieu du travail, lesquelles
présentent un grand intérêt pour les
trois pays. Les activités futures
devraient prendre appui sur les échanges
d'information antérieurs et analyser
plus à fond les questions complexes
qui intéressent les décideurs, les
administrateurs et les législateurs
du secteur public, ainsi que le milieu
syndical et le monde des affaires
au sein du secteur privé. Les activités
de coopération requerront un financement
adéquat, un degré de participation
et une profondeur d'analyse appropriés
ainsi que des mesures de suivi concertées.
Cela obligera à mieux en évaluer l'incidence
sur le public et à diffuser plus largement
l'information.
En
conséquence, le Conseil a convenu
de ce qui suit :
-
En
consultation avec les comités
consultatifs nationaux et des
représentants du secteur public
et du secteur privé, selon ce
qui conviendra à chaque partie,
les BAN établiront un plan de
travail pluriannuel assorti d'objectifs
stratégiques pour les activités
de coopération.
-
Le
plan de travail comprendra des
activités axées sur les nouveaux
défis que pose l'évolution du
milieu de travail.
-
Les
activités de coopération permettront
une plus grande participation
du public, et un dialogue plus
dynamique sur les mesures gouvernementales
et l'orientation future des politiques
et de la législation de chaque
partie en matière de travail.
-
Les
BAN établiront des programmes
en vue d'améliorer la diffusion
de l'information sur les lois
du travail en Amérique du Nord,
programmes qui engloberont des
activités d'éducation, de vulgarisation,
d'assistance technique et de formation.
-
Les
rapports résultant des activités
seront produits rapidement et
seront largement diffusés, avec
le concours du Secrétariat.
-
Le
Conseil s'assurera que les BAN
disposent des ressources nécessaires
pour le programme de travail coopératif.
2.
Commission de coopération dans le
domaine du travail
Le
Conseil reconnaît que le pivot de
l'ANACT est la Commission de coopération
dans le domaine du travail, laquelle
représente une nouvelle étape dans
le domaine des relations intergouvernementales
en Amérique du Nord. La Commission
se compose du Conseil ministériel,
qui en est l'organe directeur et qui
agit par voie de consensus, ainsi
que d'un Secrétariat international
qui assiste le Conseil dans l'exercice
des ses fonctions. Le Conseil souhaite
exploiter le potentiel qu'a la Commission
de servir de cadre de collaboration,
en tant que structure trinationale
qui réalise des travaux d'intérêt
commun.
En
conséquence, le Conseil a convenu
de ce qui suit :
-
Le
Secrétariat dressera un plan pluriannuel
coordonné avec le programme de
travail coopératif des BAN.
-
Le
Secrétariat travaillera de concert
avec les BAN pour veiller à la
publication rapide et à la diffusion
à grande échelle des résultats
des activités de coopération des
BAN, et il verra à sensibiliser
davantage le public à l'ANACT
et aux travaux de la Commission
de coopération dans le domaine
du travail.
-
Le
Secrétariat établira un plan pour
améliorer la comparabilité des
données sur l'application de la
loi, les normes du travail et
les indicateurs des marchés du
travail.
-
Le
Secrétariat établira des propositions
liées à l'exécution d'études spécifiques
approfondies sur de nouveaux défis
et des sujets d'intérêt commun.
-
Le
Secrétariat organisera des réunions,
des colloques, des conférences
et d'autres rencontres afin que
le public comprenne mieux le travail
effectué par la Commission.
-
Le
Secrétariat fournira de l'information
supplémentaire au sujet de ses
besoins en matière de ressources,
laquelle sera évaluée et revue
à la prochaine réunion du Conseil
ministériel, prévue pour juin
1999.
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