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Avant-propos
En 1997, la coopération était le
mot dordre de la Commission
de coopération dans le domaine du
travail. Cest aux termes de
larticle 11 de lAccord
nord-américain de coopération dans
le domaine du travail (ANACT), intitulé
«Activités coopératives», que diverses
activités importantes ont eu lieu:
la première Semaine nord-américaine
de la sécurité et de la santé au travail
(du 2 au 6 juin), qui vise à sensibiliser
le public à limportance de la
sécurité et de la santé en milieu
de travail; deux conférences internationales
sur le travail des enfants, lune
à San Diego en février, et lautre
à Ottawa en octobre; une conférence
innovatrice sur les femmes et le travail
au 21e siècle, à Querétaro. Toutes
ces activités sont décrites dans le
présent rapport annuel.
Le thème de la coopération nest pas abordé quà larticle 11. Au
contraire, il en est question un peu partout dans lAccord, car la coopération est
au cur de la mission de la Commission. La notion de coopération est évoquée: dans
le préambule de lAccord (où lon peut lire, par exemple, que les trois
gouvernements concernés sont «convaincus des avantages à tirer dune meilleure
coopération entre eux sur les questions de travail»); dans lénoncé des
«objectifs» de larticle premier (par exemple, «élaborer des activités
coopératives en matière de travail fondées sur la réciprocité des avantages»); à
larticle 10, où sont décrites les fonctions du Conseil ministériel («fixera les
priorités en vue dune action coopérative»); à larticle 13, où sont
énoncées les fonctions du Secrétariat; à larticle 20, en tant que principe
directeur dans lintroduction de la Partie IV, laquelle est consacrée aux
«Consultations coopératives et évaluations»(«Les Parties [...] ne ménageront aucun
effort pour régler, par la coopération et la consultation, toute question pouvant
affecter son fonctionnement [celui de lANACT]»).
Les parties ont fait preuve de cet esprit de coopération quand elles ont traité les
questions soulevées en vertu des dispositions de la Partie IV, qui se rapportent aux
consultations ministérielles. Aux termes de larticle 22, «toute Partie pourra
demander par écrit des consultations au niveau ministériel avec une autre Partie
concernant toute question relevant du présent accord». À ce jour, les parties ont eu
recours à ce mécanisme exclusivement pour examiner des questions soulevées dans les
«communications du public» présentées à lun des bureaux administratifs
nationaux.
Les dispositions de lAccord sont assez générales quant à ce quon attend
des parties lorsquelles entreprennent des consultations ministérielles; il est en
effet déclaré simplement quelles «ne ménageront aucun effort pour régler la
question par la consultation». Dans la pratique, les parties ont choisi de concrétiser
lAccord en abordant cette fonction sous un angle original et coopératif. Ainsi, en
1997 un colloque spécialisé a été tenu à Baltimore sur la relation qui existe entre
les obligations conférées par les traités internationaux et les lois et constitutions
nationales des trois pays signataires de lANACT. Bien quils soient quelque peu
juridiques de nature, les thèmes fondamentaux de ce colloque sont dune importance
capitale pour lANACT ainsi que pour les engagements de plus en plus nombreux qui
sont pris à léchelon international dans le contexte de la mondialisation.
Dans ses activités, le Secrétariat sefforce de plus en plus de promouvoir la
coopération dans le domaine du travail entre les pays signataires de lANACT. Le
Secrétariat a conclu des ententes de coopération avec des établissements
denseignement en vue datteindre des objectifs dintérêt commun liés au
domaine du travail. Il coordonne aussi le premier groupe de travail international formé
de hauts responsables fédéraux, provinciaux et détats qui sera établi en vertu
de lANACT pour étudier des questions liées à lindemnisation des
travailleurs victimes de maladies professionnelles ou daccidents de travail.
Le directeur exécutif,
John S. McKennirey
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