| Annexe
E : Programmes d'adaptation au marché
du travail
Programme d'adaptation aux États-Unis
Assurance-chômage
Le programme le plus fréquemment
utilisé et le plus accessible aux
États-Unis est le programme d'assurance-chômage
(Unemployment Insurance Program) établi
par la Social Security Act
de 1935 et mis en oeuvre par l'administration
fédérale et les États. Ce programme
procure aux travailleurs déplacés
une aide sous forme de prestations
hebdomadaires en espèces. Le montant
des prestations varie selon les États,
et la prestation hebdomadaire moyenne
est égale à 40 p. 100 de
la rémunération antérieure du travailleur.
La plupart des États versent des prestations
pendant 26 semaines au plus, et, dans
des circonstances exceptionnelles,
il est possible de prolonger cette
période. Le budget du programme a
progressivement augmenté, de pair
avec le nombre de déplacements.
Dans des circonstances exceptionnelles,
par exemple lorsqu'un État connaît
un taux de chômage inhabituellement
élevé, le programme de prestations
prolongées (Extended Benefit Program)
permet de verser aux travailleurs
admissibles des prestations pendant
une période supplémentaire pouvant
atteindre 13 semaines. La plupart
des salariés sont visés par le programme
d'assurance-chômage. Les travailleurs
du chemin de fer, les anciens combattants
et les employés fédéraux civils sont
protégés par des programmes fédéraux
distincts. En 1990, 17 milliards de
dollars ont été versés en paiements.
Ce chiffre est passé à un montant
estimatif de 24 milliards de
dollars en 1996. (Voir le tableau
C.1.)
Données estimatives sur le programme
d'assurance-chômage pour l'exercice
1996
| Taux
de chômage (civils)
Nombre de travailleurs visés
Durée moyenne des prestations
Nombre de prestataires Prestation
hebdomadaire moyenne
Total des prestations versées
|
5,7 p. 100
112 millions 14 semaines 9
millions 182 $
24 milliards de dollars
|
Source : Département du travail
des États-Unis, mars 1996.
La plupart des travailleurs en chômage
aux États-Unis ne touchent pas de
prestations d'assurance-chômage, en
partie à cause des critères d'admissibilité
parfois restrictifs. Seule la moitié
des travailleurs employés dans les
années 1980 étaient admissibles à
des prestations, car le programme
d'assurance-chômage ne protège pas
les nouveaux venus sur le marché du
travail, les personnes qui rentrent
sur le marché du travail ou celles
qui quittent volontairement leur emploi.
Voici d'autres critiques faites à
l'endroit de ce programme : 1) le
fait qu'il ne vise que dans une mesure
restreinte à aider les travailleurs
à trouver un nouvel emploi; 2) le
fait qu'il ne comporte pas de volet
formation; 3) le fait qu'il ne tienne
pas compte des difficultés que peuvent
éprouver certains travailleurs, par
exemple en raison de l'âge, de la
situation familiale, du niveau d'instruction
ou de l'emplacement28.
Le programme d'aide à l'adaptation
des travailleurs en cas de bouleversement
économique
Un autre important programme d'adaptation
au marché du travail est celui qui
est visé par la partie III de la Job
Training Partnership Act (JTPA).
Cette loi, modifiée par la Economic
Dislocation and Worker Adjustment
Act (EDWAA) de 1988, procure aux
États des fonds de l'administration
fédérale en vue de fournir des services
de formation et d'adaptation connexes
aux travailleurs déplacés. Dans le
cadre du programme, chaque État est
tenu de réagir rapidement aux déplacements
importants de travailleurs, et cela
comprend les fermetures d'usines.
Toujours dans le cadre de ce programme,
ces travailleurs sont admissibles
à une aide en vue de la recherche
d'un emploi, à des services de recyclage
ainsi qu'à un programme de maintien
du revenu. Les travailleurs qui ont
perdu leur emploi et ont peu de chances
de réintégrer leur ancienne industrie
ou profession sont admissibles au
programme.
L'EDWAA prévoit plusieurs services,
dont les suivants :
- intervention rapide - chaque
État est informé des fermetures
d'usines et des licenciements collectifs
visés par la Worker Adjustment
and Retraining Notification (WARN)
Act, et réagit à ces situations
en fournissant, sur place, des services
aux travailleurs déplacés; l'État
peut aussi aider à constituer des
comités syndicaux-patronaux au lieu
de travail et coordonner les efforts
afin d'éviter des déplacements;
- services de recyclage -
les travailleurs déplacés ont accès
à un ou plusieurs des services suivants :
formation professionnelle spécialisée,
formation en cours d'emploi, éducation
de base et corrective, formation
en entrepreneuriat et cours d'alphabétisation
ou formation linguistique;
- services d'adaptation -
extension des services et accueil,
services d'examen et d'orientation,
services d'information sur le marché
du travail, services de recherche
d'emploi et de placement, services
de soutien, comme des services de
garde d'enfants et des indemnités
de transport, et aide à la réinstallation;
- paiements liés aux besoins
- les travailleurs qui ont épuisé
leurs prestations d'assurance-chômage
peuvent recevoir des paiements spéciaux
jusqu'à ce qu'ils aient fini de
suivre un programme de formation;
- certificats d'admissibilité
continue - les travailleurs
ont le droit de reporter le début
de la formation ou d'aller chercher
la formation qui leur convient.
Les États reçoivent, selon diverses
formules, 80 p. 100 du budget
du programme d'aide à l'adaptation
des travailleurs en cas de bouleversement.
Les 20 p. 100 restants sont
conservés par le secrétaire du Travail
pour des projets discrétionnaires
destinés aux travailleurs touchés
par une fermeture d'usine ou un licenciement
collectif, de même que pour d'autres
projets spéciaux.
La JTPA a été modifiée à deux reprises
en 1990, afin d'aider les travailleurs
déplacés par suite de l'adoption de
deux nouvelles lois, soit la Clean
Air Act et la Defense Economic
Adjustment, Diversification, Conversion
and Stabilization Act. Les fonds
relatifs à tous ces programmes servent
principalement à fournir, aux travailleurs
admissibles, des services de formation
et d'aide à la recherche d'emploi.
Relativement peu de participants
au programme d'aide à l'adaptation
des travailleurs en cas de bouleversement
économique ont obtenu un soutien du
revenu s'ajoutant à leurs prestations
d'assurance-chômage (26 semaines ou
moins) et, de ce fait, peu de gens
ont participé à des programmes de
formation de longue durée. La critique
la plus fréquente à l'égard du programme
est le taux de participation relativement
faible : moins de 20 p. 100
des travailleurs déplacés y ont recours.
(Voir le tableau C.2.)
Analyse de la partie III de la
JTPA
Année programme 1993
| Total
des participants |
306 340 |
| Total
des cessations d'emploi |
164 850 |
| Total
de ceux qui ont trouvé du travail |
112 210 |
| Rémunération
horaire moyenne au moment du déplacement |
7,90
$ |
| Rémunération
horaire moyenne à la cessation
d'emploi |
9,40
$ |
| Nombre
moyen de semaines de participation |
39 |
| Avis
reçus en vertu de la WARN Act |
2 690 |
Source : Service de l'emploi
et de la formation, Département du
travail des États-Unis, 1995.
Aide au recyclage professionnel
Le programme d'aide au recyclage
professionnel (Trade Adjustment Assistance
Program) est axé sur l'une des nombreuses
causes de déplacement; il est conçu
pour aider les travailleurs qui sont
déplacés ou dont les heures de travail
ou la rémunération ont été réduites
à cause d'un accroissement des importations.
Ce programme fournit plusieurs services
aux travailleurs déplacés, y compris
des services de formation, des indemnités
de recherche d'emploi, des indemnités
de réinstallation ainsi que d'autres
services en matière de réemploi. Des
paiements spéciaux, appelés indemnités
de recyclage professionnel (trade
readjustment allowances) peuvent être
versés aux travailleurs qui ont épuisé
leurs prestations d'assurance-chômage,
mais qui sont toujours inscrits à
un programme de formation.
Les travailleurs agréés peuvent toucher
des prestations pendant une période
maximale de deux ans à compter de
la date de déplacement. Pour être
admissibles, les travailleurs doivent
être déplacés ou soumis à un horaire
de travail réduit (les heures de travail
doivent être ramenées à 80 p. 100
ou moins du nombre hebdomadaire moyen
d'heures de travail de la personne,
et la rémunération ramenée à 80 p. 100
ou moins de la rémunération hebdomadaire
moyenne de la personne). Les services
sont administrés par des organismes
que désigne l'État.
Le programme a subi plusieurs changements
depuis son entrée en vigueur en 1962.
À l'origine, il avait pour but d'assurer
un soutien du revenu ainsi que de
verser des prestations de formation
aux travailleurs touchés par la libéralisation
des échanges commerciaux. Les conditions
d'admissibilité ont, depuis ce temps,
été modifiées à plusieurs reprises
en vue de rendre le programme plus
accessible aux travailleurs touchés.
Sous sa forme actuelle, le programme
a pour fonction principale d'assurer
un soutien du revenu aux travailleurs
touchés. Les volets * formation +
et * recherche d'emploi +
du programme sont nettement moins
importants maintenant.
Pour l'exercice 1995, le financement
du programme s'établit comme suit :
179 millions de dollars au titre des
prestations, et 98 millions de dollars
au titre de la formation. (Voir le
tableau C.3.)
Analyse du programme d'aide au
recyclage - 1995
| Demandeurs
de services de réemploi |
43 440
|
| Personnes
placées directement dans un emploi |
11 620
|
| Personnes
ayant commencé une formation |
27 600
|
| Personnes
déplacées |
1 529
|
| Demandes
de soutien du revenu (indemnités
de recyclage) |
52 297
|
| Indemnités
de recyclage reçues |
27 900
|
| Prestations
hebdomadaires moyennes |
192,63
$
|
Source : Département du travail des
États-Unis, Service de l'emploi et
de la formation, 1996.
Programme
temporaire d'assistance au recyclage
de l'ALENA
Le Programme temporaire d'assistance
au recyclage de l'ALENA (PTAR-ALENA)
est un programme spécial conçu expressément
pour les employés touchés par cet
accord. Il fournit des prestations
aux travailleurs qui sont déplacés
à cause d'un accroissement des importations
du Mexique ou du Canada, ou de la
réinstallation d'une usine des États-Unis
dans l'un de ces deux pays. Le programme
réunit des éléments du programme d'aide
à l'adaptation des travailleurs en
cas de bouleversement économique et
du programme d'aide au recyclage professionnel,
de manière à réagir rapidement à la
menace du chômage, ainsi qu'à procurer
des possibilités de soutien du revenu
et de formation. Sont également admissibles
les travailleurs des entreprises indirectement
touchées par l'ALENA, comme les fournisseurs
d'une entreprise touchée. Les agriculteurs
ont aussi droit à des prestations
s'ils ont travaillé pendant huit semaines
au moins l'année précédente. Dans
le cadre du programme, chaque État
au sein duquel une demande est déposée
procède à une décision préliminaire
quant à l'admissibilité et, ensuite,
le Département du travail rend une
décision définitive dans les 30 jours
suivant la date de la décision de
l'État. Le PTAR-ALENA combine un grand
nombre des meilleurs éléments des
programmes d'aide en cas de bouleversement
économique et d'aide au recyclage
professionnel en un programme exhaustif,
qui comprend ce qui suit : services
d'intervention rapide et d'adaptation
de base, services d'emploi, services
de formation, services de soutien
du revenu, indemnités de recherche
d'emploi et indemnités de réinstallation.
À ce jour, 936 lieux de travail employant
116 418 travailleurs ont été
certifiés comme ayant perdu des emplois
à cause d'échanges commerciaux liés
à l'ALENA. Au nombre des travailleurs
admissibles aux prestations du PTAR-ALENA,
4 566 ont sollicité une aide
en 1995. (Voir le tableau C.4.)
Analyse du PTAR-ALENA - 1995
| Demandeurs
de services de réemploi |
4 566 |
| Inscrits
à une formation |
2 300
|
| Réinstallations
|
105
|
| Demandes
de soutien du revenu (indemnités
de recyclage) |
3 313
|
| Indemnités
de recyclage reçues |
1 600
|
| Prestations
hebdomadaires moyennes |
$192,16
|
Source: Département du travail des
États-Unis, Service de l'emploi et
de la formation, 1997.
Prestations d'assurance-maladie
versées en vertu de la Consolidated
Omnibus Budget Reconciliation Act
Aux États-Unis, la plupart des travailleurs
à temps plein bénéficient d'une assurance-maladie
dans le cadre d'un régime collectif
que fournit leur employeur. Avant
1986, les travailleurs déplacés perdaient
leur assurance-maladie lorsqu'ils
perdaient leur emploi. Depuis l'adoption,
en 1986, de la Consolidated Omnibus
Budget Reconciliation Act (COBRA),
ces travailleurs ont le droit de continuer
d'être protégés par le régime d'assurance-maladie
en versant eux-mêmes les primes, à
des tarifs d'assurance collective,
pendant une période limitée. Selon
la loi, les compagnies d'assurance
médicale doivent permettre aux travailleurs
déplacés de pouvoir choisir de continuer
d'adhérer à leur régime. Étant donné
que les employeurs paient habituellement
une part importante de la prime d'assurance-maladie
pour les travailleurs actifs, le maintien
de la protection en vertu de la COBRA
coûte beaucoup plus cher aux travailleurs
qui choisissent de s'en prévaloir,
puisqu'ils paient eux-mêmes la prime
totale, plus des frais d'administration
minimes. Cependant, la protection
obtenue en vertu de la COBRA aux tarifs
d'assurance collective est habituellement
moins coûteuse que l'assurance-maladie
offerte aux tarifs individuels. L'obligation
que prévoit la COBRA vise les employeurs
dont l'effectif compte au moins 20
travailleurs.
Programmes d'adaptation
au Canada
À l'instar des États-Unis, le Canada
dispose de toute une série de programmes
d'adaptation au marché du travail
à l'intention des travailleurs en
chômage et déplacés. Le programme
de soutien du revenu de base était
l'assurance-chômage. À la suite de
changements apportés récemment à la
loi canadienne (voir ci-après), le
programme porte aujourd'hui le nom
d'assurance-emploi. Plusieurs autres
programmes sont axés précisément sur
les travailleurs déplacés, ou s'efforcent
d'améliorer les compétences des travailleurs
afin de faciliter leur adaptation
et leur réintégration.
Assurance-emploi
Les travailleurs canadiens qui perdent
leur emploi sont admissibles au programme
fédéral d'assurance-emploi. De nombreux
bénéficiaires de ce programme se prévalent
uniquement de la partie * soutien
du revenu + du programme pour
subvenir à leurs besoins jusqu'à ce
qu'ils trouvent un nouvel emploi,
mais de nombreux autres ont besoin
de suivre une formation pour se recycler
afin de pouvoir réintégrer le marché
du travail. Le programme d'utilisation
des fonds de l'assurance-chômage à
des fins productives offre un cadre
exhaustif de cours de formation à
l'intention des travailleurs sans
emploi, y compris une aide en vue
de la recherche d'un emploi, des services
d'orientation, des services de placement
et des services de formation professionnelle.
Environ 530 000 travailleurs
se sont prévalus du programme en 1993.
Le programme de travail partagé permet
aux travailleurs de continuer de toucher
une partie de leurs prestations d'assurance-emploi
tout en partageant une semaine de
travail avec une autre personne. Le
programme de création d'emplois continue
de verser des prestations aux travailleurs
qui participent à des projets communautaires.
Ces deux programmes aident à faciliter
l'adaptation des travailleurs déplacés.
Aide au travail indépendant :
Dans le cadre de l'assurance-emploi,
des fonds sont fournis aux personnes
qui désirent lancer leur propre entreprise.
Les participants touchent des prestations
d'assurance-emploi et des indemnités
supplémentaires pendant qu'ils mettent
en uvre leur plan d'affaires.
Des services d'orientation ou de formation
et d'autres formes de soutien sont
également fournis pendant que les
participants font la transition vers
un emploi autonome. Selon une étude
du programme, préparée sous forme
de document d'information pour la
réunion du G-7 en 1995, les personnes
participant au programme présentaient
moins de demandes d'assurance-chômage
et touchaient moins de semaines payées
de prestations d'assurance-chômage
dans les trois années suivant le programme
que dans la même période précédant
leur inscription à ce dernier. Les
participants ont également augmenté
leur revenu, comparativement à ce
qu'ils avaient avant le programme,
et aux non-participants.
Travail partagé :
Le programme de travail partagé permet
aux employeurs d'éviter de licencier
du personnel en racourcissant la semaine
de travail et en payant ainsi un salaire
réduit. Les travailleurs profitent
de la situation en n'étant pas tout
à fait coupés de leur emploi et en
ne subissant pas une réduction aussi
marquée de leur revenu. Le programme
d'assurance-emploi verse des prestations
régulières pour les jours non travaillés.
Les travailleurs peuvent souvent utiliser
ces jours de congé payés pour suivre
une formation ou chercher un autre
emploi à plein temps. Selon une étude
du programme, les participants avaient
plus de chances d'être employés que
les non-participants.
Création d'emplois :
Les travailleurs qui participent à
ce programme touchent des prestations
d'assurance-emploi pendant qu'ils
travaillent dans le cadre d'un projet
communautaire. Ce programme est conçu
pour aider les travailleurs sans emploi
à réintégrer la population active
et à acquérir de nouvelles compétences,
de manière à faciliter la transition
à un emploi régulier.
Nouvelle
proposition en matière d'adaptation
au marché du travail
Les programmes canadiens d'assurance-chômage,
de formation et d'adaptation font
actuellement l'objet d'une réforme
d'envergure. En mai 1996, le gouvernement
fédéral a envoyé aux provinces une
nouvelle proposition d'adaptation
au marché du travail, leur offrant
d'assumer plus de responsabilités
à l'égard des programmes d'aide aux
chômeurs. Selon la nouvelle proposition,
les provinces disposeraient des pouvoirs
et des fonds nécessaires pour fournir
divers services, comme des subventions
salariales, des suppléments de revenu,
une aide au travail indépendant, ainsi
que des partenariats en vue de la
création d'emplois. La nouvelle proposition
donnerait aussi aux provinces le choix
de prendre en main des services que
fournit actuellement le gouvernement
fédéral, comme les services de présélection,
d'orientation professionnelle et de
placement. Le gouvernement fédéral
se retirerait du champ de la formation
professionnelle aussitôt que les provinces
le voudraient, mais dans un délai
maximal de trois ans. La nouvelle
loi est entrée en vigueur le 1er
juillet 1996, et les provinces peuvent
commencer à signer des ententes avec
le gouvernement fédéral.
Ces ententes mettront en uvre
une série de politiques relatives
au marché du travail à l'intention
des Canadiens sans emploi, que voici :
* subventions salariales ciblées
: les salaires seront subventionnés
pour les travailleurs embauchés par
des employeurs qui fourniront une
formation sur place ainsi que la possibilité
d'un emploi permanent;
* suppléments de rémunération ciblés
: aide des personnes à revenir sur
le marché du travail;
* aide au travail indépendant :
une aide financière et d'autre nature
sera accordée aux personnes qui désirent
lancer leur propre entreprise;
* partenariats pour la création d'emplois:
les plans et les priorités de niveau
provincial et communautaire qui se
rapportent aux travailleurs déplacés
et sans emploi constitueront un élément
plus central de l'approche;
* prêts et subventions de perfectionnement
: des fonds seront accordés directement
à des personnes admissibles, qui décideront
elles-mêmes du genre de formation
dont elles ont besoin; les subventions
et prêts porteront sur les frais de
scolarité, les manuels et d'autres
dépenses liées à l'acquisition d'une
formation.
En vertu du nouveau programme, le
gouvernement fédéral s'est déjà retiré,
ou le fera sous peu, des programmes
existants, et cela comprend l'achat
de cours de formation auprès de sources
publiques et privées, les programmes
d'enseignement coopératif à l'intention
des étudiants du niveau collégial,
les programmes de formation en milieu
de travail et les programmes de formation
dispensés dans le cadre de projets.
Le financement de la nouvelle mesure
proviendra du compte d'assurance-emploi
(2 milliards de dollars environ).
Le gouvernement fédéral continuerait
d'être chargé de la gestion de ce
compte, ainsi que du versement des
prestations (environ 12,3 milliards
de dollars en 1996-1997).
Service
d'aide à l'adaptation de l'industrie
L'un des programmes d'adaptation
les plus importants à ne pas être
touchés par la nouvelle proposition
d'adaptation au marché du travail
est le Service d'aide à l'adaptation
de l'industrie (SAAI), qui s'adresse
aux travailleurs licenciés. Il s'agit
d'un programme axé sur la création
de comités, regroupant des employeurs,
des travailleurs et des groupes communautaires
pour essayer de mieux gérer le processus
d'adaptation des travailleurs. Lorsque
survient un problème d'adaptation
éventuel, les représentants du SAAI
font des démarches auprès des parties
en cause (il s'agit habituellement
des travailleurs et des représentants
de l'employeur) afin de former un
comité qui s'occupera des mesures
d'adaptation. Si les parties sont
d'accord, un comité est mis sur pied,
lequel est composé d'un nombre égal
de représentants de l'employeur, des
employés et d'autres parties intéressées.
Le comité élabore une stratégie en
vue de régler le problème d'adaptation.
Trois types d'ententes peuvent découler
de ce mécanisme : l'entente au
niveau de l'entreprise, qui porte
sur les fermetures individuelles d'usines
et des changements analogues susceptibles
de créer des pressions sur le plan
de l'adaptation; les ententes d'association,
qui traitent des problèmes d'adaptation
plus généraux touchant plusieurs entreprises
au sein d'une industrie ou d'une profession
donnée; enfin, les ententes communautaires,
qui visent à atténuer les pressions
qu'exercent les fermetures d'usines
importantes à l'échelon régional,
et des événements locaux analogues.
Le programme finance jusqu'à 50 p. 100
des frais des comités d'adaptation
de l'industrie (jusqu'à concurrence
de 200 000 $). En ce qui
concerne les associations à but non
lucratif et les situations particulièrement
difficiles, la contribution du gouvernement
fédéral peut couvrir jusqu'à 100 p. 100
des frais (jusqu'à concurrence de
100 000 $), et jusqu'à 500 000 $
sur trois ans pour les ententes conclues
avec des associations.
Selon une revue qu'ont entreprise
Les Associés de recherche Ekos au
sujet du SAAI, ce dernier est moins
efficace que les programmes généraux.
Selon l'étude d'Ekos, les participants
au programme passent plus de temps
à chercher un emploi, ce qui explique
peut-être pourquoi la période de chômage
dans leur cas est plus longue. Toujours
selon l'étude, la principale faiblesse
du programme est qu'un grand nombre
de travailleurs y participant disent
que le programme est valable pour
ce qui est de déterminer les problèmes
d'adaptation et de concevoir des plans
d'action en vue de régler ces problèmes,
mais que le système des comités manque
d'efficacité au chapitre de la mise
en uvre des solutions trouvées.
Fait plus important, selon l'étude,
les participants avaient tendance
à subir des pertes de revenu plus
importantes et à être en chômage plus
longtemps que la population en général.
Programme
d'adaptation pour les travailleurs
âgés
Le Programme d'adaptation pour les
travailleurs âgés (PATA), programme
qui s'écarte de l'approche généralement
suivie, a été mis en uvre en
1988 dans le but de remplacer les
prestations accordées aux travailleurs
âgés licenciés aux termes de la Loi
sur les prestations d'adaptation pour
les travailleurs (LPAT). Même
si le PATA ne comportait pas d'exigences
industrielles ou régionales comme
la LPAT, il était difficile de satisfaire
aux critères d'admissibilité. Ces
derniers avaient trait à l'importance
du licenciement par rapport à la population
active locale, à la proportion de
travailleurs âgés touchés, ainsi qu'à
la probabilité que ces travailleurs
ne trouvent pas de nouvel emploi.
Des rentes sont achetées pour les
travailleurs admissibles, et les prestations
sont versées par l'établissement en
question. Les prestations ne sont
payables qu'après épuisement des prestations
d'assurance-chômage.
Conseils
sectoriels
Les programmes et services d'emploi
ont été établis en 1991 dans le but
d'améliorer les services d'adaptation
mis à la disposition des travailleurs
déplacés ou sans emploi. Développement
des ressources humaines Canada (DRHC)
parraine des conseils sectoriels qui
offrent une aide à l'adaptation sur
une base sectorielle. Le conseil le
plus important et le plus actif est
le Conseil canadien du commerce et
de l'emploi dans la sidérurgie (CCCES),
qui s'efforce de régler les problèmes
d'adaptation causés par les réductions
massives d'effectifs dans le secteur
minier et les industries de première
transformation des métaux au Canada.
La formule du CCCES mettait l'accent
sur le recyclage des travailleurs
plutôt que sur la fourniture d'une
aide à la recherche d'emploi. Chez
les travailleurs aidés par le CCCES,
le taux de réemploi et le revenu étaient
supérieurs à ceux des travailleurs
participant à d'autres programmes
ou ne participant à aucun programme
du tout.
Projet
de supplément de revenu
DRHC a lancé en mars 1995 un projet-pilote
de supplément de revenu afin de vérifier
si une telle formule améliorerait
les possibilités de réemploi des travailleurs
canadiens déplacés. Aux revenus des
participants s'ajoutent 75 p. 100
de la différence entre la rémunération
touchée dans l'emploi précédent et
la rémunération touchée dans le nouvel
emploi, jusqu'à concurrence d'un supplément
hebdomadaire maximal de 250 $.
L'idée est de faire en sorte que les
travailleurs déplacés trouvent rapidement
un emploi afin d'améliorer leur chances
de réintégration sur le marché du
travail.
Programmes d'adaptation au Mexique
En 1995, l'économie du Mexique a
subi la crise la plus grave qu'elle
ait connue depuis les années 1930,
et l'adaptation a eu d'importantes
répercussions sur l'emploi. En réaction
à cette situation, les programmes
de formation et de soutien axés sur
les travailleurs sans emploi ont été
renforcés, des mesures incitatives
spéciales, visant à favoriser l'intégration
des travailleurs sans emploi à la
population active ont été prises,
et des programmes d'emploi temporaires
et d'urgence ont été établis.
Le Mexique n'est pas doté d'un système
d'assurance-chômage comme il en existe
aux États-Unis ou au Canada. Il existe
toutefois une série d'instruments
et de politiques de placement, comme
le PROBECAT (analysé ci-après), qui
offre des cours de formation et un
revenu supplémentaire durant cette
formation à une partie des chômeurs.
Les travailleurs peuvent aussi obtenir
une aide durant les périodes d'adaptation,
soit des prestations continues versées
dans le cadre du système mexicain
de sécurité sociale qui est décrit
ci-dessous.
En outre, la loi mexicaine autorise
habituellement le versement d'une
indemnité de cessation d'emploi (indemnizacion)
importante aux travailleurs touchés
par la fermeture d'une usine. La somme
en question peut équivaloir à 3 mois
de salaire, plus 12 jours de salaire
pour chaque année de service, suivant
les circonstances du déplacement.
Les travailleurs ont droit à une aide
juridique gratuite du bureau fédéral
de protection des travailleurs (Procuraduría
Federal de la Defensa del Trabajo),
organisme que coordonne le secrétariat
du Travail et de la Sécurité sociale,
afin de régler les litiges entourant
les indemnités de cessation d'emploi
et d'autres questions liées au travail.
Service
national d'emploi
Le service national d'emploi du Mexique
(Servicio Nacional de Empleo -
SNE), qui a été créé en 1978 dans
le but de faciliter le placement des
travailleurs, constitue le lien principal
qui unit les employeurs et les chercheurs
d'emploi, grâce à un réseau de 99
bureaux situés dans 84 villes du pays.
En 1987, les interventions du SNE
ont été affermies par une augmentation
considérable des ressources affectées
au programme de formation des ressources
humaines (Programa de Calidad de
la Mano de Obra - PCMO), de la
part du gouvernement fédéral, ainsi
que par une aide financière partielle
de la part de la Banque mondiale.
Le programme de modernisation du marché
du travail (Programa de Modernizacion
del Mercado Laboral - PMMT) a donné
un élan supplémentaire aux activités
du SNE entre 1993 et 1997. Pour ce
qui est de la période allant de 1997
à 2001, un nouveau programme sera
lancé avec l'appui financier de la
Banque inter-américaine de développement
(BID).
En 1996, le SNE a reçu 992 397 demandes,
affiché 337 716 postes vacants, orienté
321 480 candidats, procédé au
placement d'au moins 127 151
travailleurs, et facilité la formation
de plus de 500 000 requérants.
PROBECAT
Le PROBECAT (Programa de Becas
de Capacitacion para Trabajadores
Desempleados) est un programme
de bourses de formation que le SNE
a établi en 1984 afin de fournir des
subventions qui aident les travailleurs
sans emploi et sous-employés à adapter
leurs connaissances, leurs aptitudes
et leur compétences aux exigences
du marché du travail et des employeurs.
Il est devenu le plus important programme
de recyclage à l'intention des travailleurs
sans emploi du Mexique, et l'une des
plus importantes politiques actives
du marché du travail. Entre 1984 et
1995, le PROBECAT a permis de former
1 054 231 travailleurs par
l'entremise de 99 bureaux locaux du
SNE. En 1996, 544 026 subventions
ont été accordées.
Les périodes de formation durent
de 1 à 6 mois (moyenne de 3 mois),
et les participants reçoivent un montant
mensuel égal au salaire minimum, plus
des frais médicaux et de transport.
Au nombre des critères d'admissibilité
généraux figurent le nombre de personnes
à charge, les antécédents de travail,
le niveau d'instruction de base et
le chômage récent. Les exigences supplémentaires
comprennent l'âge (de 16 à 55 ans)
et l'inscription au bureau d'emploi
local.
La majorité des participants s'inscrivent
à une formation théorique, surtout
à des cours professionnels de courte
durée dispensés dans le cadre de contrats
conclus avec des établissements publics
et privés locaux. Les cours sont structurés
de manière à répondre aux besoins
du marché du travail local, et conçus
pour combler les pénuries locales
de travailleurs ayant des compétences
particulières. Ces besoins sont déterminés
au moyen de communications systématiques
avec les employeurs et leurs organisations.
À l'heure actuelle, le PROBECAT comprend
les programmes secondaires suivants :
Programme de formation hors
milieu de travail : Ce programme
de formation axé sur les compétences
comporte une partie théorique et une
partie pratique. Les critères d'admissiblité
susmentionnés s'appliquent aux participants,
sauf pour ce qui est de l'âge (les
participants doivent être âgés d'au
moins 18 ans). Les cours sont donnés
dans des établissements d'enseignement
professionnel et technique. Outre
la bourse de formation, une somme
couvrant les frais de transport est
remise.
Programme de formation en
milieu de travail : Ce programme
mixte (secteurs public et privé) comporte
de la formation en milieu de travail
dispensée en vertu d'ententes spéciales
entre le STPS et les entreprises à
la recherche d'un nombre élevé (15
ou plus) de nouveaux travailleurs.
Le PROBECAT offre une bourse de formation,
et l'entreprise paie les frais de
formation (salaire de l'instructeur
et matériel) fournit les installations
nécessaires à la formation et assume
les frais de transport et d'assurance-indemnisation
des participants. Les employeurs doivent
s'engager à embaucher 70 p. 100
des participants. Les critères d'admissibilité
susmentionnés s'appliquent à ces derniers.
Mesures d'emploi locales
: Ce programme de bourses de formation
s'adresse à de petits groupes de travailleurs
sous-employés qui vivent dans les
régions les plus pauvres du pays,
les faisant participer à des projets
productifs locaux et améliorant l'infrastructure
des collectivités fortement marginalisées.
Travail autonome
: Ce programme est similaire au programme
de formation hors milieu de travail,
mais plus souple pour ce qui est de
l'âge (16 ans et plus). Les élèves
qui obtiennent de bons résultats reçoivent
une trousse d'information qui les
aide à lancer leur propre entreprise.
Lien école-industrie
: Ce programme est aussi un programme
mixte (secteurs public et privé),
mais il est axé sur les petites groupes
de participants et la petite entreprise.
La formation est destinée à répondre
aux besoins très précis des entreprises
en cause.
Formation en soins de santé
: Ce programme est axé sur les travailleurs
du domaine des soins de santé traditionnels
qui vivent dans les régions les plus
pauvres et vise à améliorer les soins
de santé dans leur région. Les cours
sont principalement conçus pour former
des sages-femmes, des aides-infirmières
et d'autres travailleurs dans ce secteur.
La Banque mondiale a évalué le PROBECAT
et a conclu qu'en moyenne, les participants
trouvent un emploi plus rapidement
que les travailleurs qui n'y participent
pas; les travailleurs avaient plus
de chance de trouver un emploi dans
les 3 à 6 mois suivant la formation;
la formation faisait augmenter le
revenu mensuel des stagiaires de sexe
masculin (mais cet effet variait selon
le niveau de scolarité); de façon
générale, les avantages pécuniaires
de la formation l'emportaient sur
le coût du programme.
Selon l'analyse de la Banque mondiale,
le programme de recyclage mexicain
s'est avéré efficace, mais il faut
examiner plusieurs questions avant
que de tels programmes soient reproduits
à grande échelle dans d'autres pays :
1) Étant donné que l'incidence du
programme dépend des caractéristiques
des travailleurs sans emploi, il semble
essentiel d'analyser la structure
et les caractéristiques du chômage
avant de mettre en uvre un programme
de formation.
2) Les résultats et la rentabilité
du programme semblent également sensibles
à d'autres facteurs, comme la durée
du programme et l'état général du
marché du travail. En ce qui concerne
le Mexique, le programme a peut-être
été favorisé par le fait que le chômage
est demeuré modéré et l'emploi relativement
stable au cours de la période de mise
en uvre.
3) Pour les raisons qui précèdent,
ces types de programmes de formation
devraient être mis en uvre graduellement,
et s'accompagner d'un solide système
de contrôle et d'évaluation.
CIMO
En 1992, le PCMO est devenu le programme
de qualité intégrale et de modernisation
(Programa de Calidad Integral y
Modernizacion - CIMO). Le CIMO
offre des encouragements à des entreprises
de petite et de moyenne taille pour
qu'elles forment leurs travailleurs
et intensifient la productivité. Le
programme est mis en oeuvre par l'entremise
de 60 sections de promotion de la
formation, et fournit des services-conseils
intégrés dans le domaine des affaires,
des services de liaison avec d'autres
établissements et des cours de formation
à l'intention des travailleurs actifs
d'entreprises de petite et moyenne
taille. Le programme assure un soutien
technique et financier pendant une
période restreinte en vue de favoriser
l'établissement de programmes de formation,
d'améliorer la productivité et d'assurer
l'accès à des informations sur les
industries et le marché.
Le programme est financé conjointement
par le gouvernement fédéral (cela
comprend des prêts de la Banque mondiale),
des organisations d'entrepreneurs
et les entreprises participantes.
En 1996, 549 095 travailleurs
ont pris part à ce programme.
PROSSE
Le programme des services sociaux
essentiels (Programa de Servicios
Sociales Esenciales - PROSSE)
est un programme social à plusieurs
volets, que financent en partie la
Banque mondiale et la BID. L'un de
ses éléments principaux est un programme
de recyclage et de création d'emplois.
Depuis 1995-1996, des prestations
de perfectionnement ont été accordées
à plusieurs centaines de milliers
de travailleurs participant au PROBECAT.
Un second élément du PROSSE est le
programme d'emploi à court terme (Programa
Emergente de Empleo Temporal - PEET),
lequel procure des emplois liés à
des projets d'amélioration de l'infrastructure
dans les régions à faible revenu.
Les projets doivent profiter au public,
comme la construction et l'entretien
de routes rurales, la réfection de
routes, le nettoyage de canaux de
drainage, l'enlèvement des ordures,
le reboisement et des programmes de
conservation du sol et de l'eau.
Les travailleurs gagnent 80 p. 100
du salaire minimum dans le cadre de
ce programme. Les dépenses étaient
de 283 millions de dollars US en 1995,
et le budget pour 1996 est passé à
418,2 millions de dollars US. Le programme
est financé en partie au moyen de
fonds prêtés par la Banque mondiale.
Sécurité
sociale
L'article 118 de la Loi sur la sécurité
sociale garantit qu'un travailleur
peut continuer de bénéficier d'une
aide médicale pendant une période
maximale de huit semaines après la
cessation de son emploi, et ce, sans
frais. Cette assurance porte sur les
soins généraux et spécialisés, les
interventions chirurgicales, la protection
de la maternité, l'hospitalisation,
les soins dispensés dans les foyers
pour convalescents, les médicaments,
les services de laboratoire, les soins
dentaires et les soins ophtalmologiques.
Le programme de renforcement de l'entente
unitaire visant à surmonter la crise
économique (Programa de Accion
para Reforzar el Acuerdo de Unidad
para Superar la Emergencia Economica
- PARAUSSE) mis en uvre
le 9 mars 1995 a prolongé à six mois,
jusqu'en décembre 1995, la période
de protection qui s'applique après
la cessation d'emploi. La nouvelle
Loi sur la sécurité sociale qui entrera
en vigueur en juillet 1997 rétablit
la période d'assurance de deux mois.
Les travailleurs déplacés âgés de
60 ans ou plus ont droit à des prestations
de retraite anticipée à taux réduit,
et touchent ainsi 95 p. 100
de la pension de vieillesse sous forme
de prestations de chômage pendant
une période maximale de deux ans (l'âge
normal de la retraite est de 65 ans).
Le montant des prestations est fondé
sur des multiples du salaire minimum
en vigueur dans le district fédéral,
allant d'un à six fois le salaire
minimum.
Autres mesures de soutien du revenu
Les travailleurs déplacés qui sont
âgés de 60 ans ou plus peuvent retirer
les fonds qu'ils ont versés dans leur
compte de retraite individuel (Sistema
de Ahorro para el Retiro - SAR). Ils
peuvent aussi retirer les fonds versés
à leur crédit dans le fonds national
de logement (INFONAVIT, un programme
de logements subventionnés à l'intention
des travailleurs).
Les travailleurs âgés de moins de
60 ans peuvent retirer jusqu'à 10 p. 100
des fonds qu'ils ont versés dans le
SAR lors des périodes de chômage,
et ce, une fois à intervalles de cinq
ans. Les travailleurs déplacés qui
ont à verser des paiements mensuels
au fonds national de logement peuvent
obtenir la suspension des paiements
sans pénalité pendant une période
maximale d'un an, mais une fois seulement.
Si, après ce délai, le travailleur
est toujours sans travail et a un
solde dans son SAR, il est possible
d'effectuer des transferts sur ce
fonds pour les paiements mensuels
liés à l'INFONAVIT.
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