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Annexe
A : Garanties juridiques des travailleuses
en Amérique du Nord
Équité des chances d’emploi et équité salariale
| Canada |
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La Charte canadienne des droits et libertés de
1982, la Loi canadienne sur
les droits de la personne, le
Code canadien du travail et
diverses lois et ordonnances provinciales
en matière de droits de la personne
protègent les travailleurs canadiens
contre les pratiques discriminatoires
en matière de rémunération. Ces
lois et codes précisent qu’hommes
et femmes doivent recevoir une
rémunération équitable pour un
travail de valeur égale et ils
interdisent la discrimination
sexuelle.
La Loi sur l’équité en matière d’emploi de 1986 exige que les
employeurs soumis à la réglementation fédérale changent les pratiques de
gestion des ressources humaines qui constituent des obstacles pour les
femmes, les autochtones, les personnes handicapées et celles qui
appartiennent à un groupe minoritaire. Les employeurs doivent concevoir et
mettre en oeuvre des plans d’équité en matière d’emploi afin de garantir
que ces groupes désignés ne se voient pas refuser des possibilités d’emploi
ou des avantages sociaux pour des motifs non liés à leurs compétences. La
nouvelle Loi sur l’équité en matière d’emploi, qui est entrée en
vigueur en 1996, étend la garantie de l’équité en matière d’emploi aux
employés des ministères du gouvernement fédéral.
La Charte canadienne des droits et libertés protège tous les
travailleurs contre tous les types de discrimination sexuelle associés aux
interventions du gouvernement, quelqu’en soient les modalités. |
| États-Unis |
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L’Equal Pay Act de
1963 a modifié la Fair Labor
Standards Act (FLSA) afin
d’interdire la discrimination
salari-ale basée sur le sexe.
Elle oblige les employeurs à verser
des salaires équitables aux hommes
et aux femmes qui effectuent un
travail égal, dans le cadre de
fonctions dont les compétences
requises, la charge de travail
et les responsabilités sont identiques,
et ce, dans des conditions de
travail similaires. Les différences
de rémunération basées sur un
système d’ancienneté ou de mérite
ou sur un système selon lequel
la rémunération est fonction de
la quantité ou de la qualité de
la production sont autorisées.
Les employeurs ne peuvent en aucun
cas réduire le taux de rémunération
d’un salarié afin d’éliminer les
écarts de salaire illégaux.
Le titre VII de la Civil Rights Act de 1964, dans sa version modifiée,
interdit également la discrimination salariale basée sur le sexe ainsi que
sur la race, la religion, la couleur ou la nationalité d’origine. Le titre
VII protège en outre les travailleurs sur la plupart des questions liées au
milieu du travail. Les employeurs doivent recruter, former et promouvoir
les salariés de toute catégorie d’emploi sans discrimination. Ils ne
peuvent exercer de discrimination basée sur des modalités et conditions ou
privilèges d’emploi. Le titre VII s’applique à tous les employeurs des
secteurs public et privé qui emploient 15 personnes ou plus, les agences de
placement des secteurs public et privé, ainsi que les associations
syndicales de 15 membres ou plus et les comités conjoints patronat-syndicat
qui offrent des programmes d’apprentissage ou d’autres programmes de
formation.
L’Age Discrimination in Employment Act de 1967, sous sa version modifiée,
interdit la discrimination en matière d’emploi à l’égard des personnes
âgées de 40 ans et plus. Elle interdit la discrimination dans les domaines
du recrutement, du congédiement, des traitements, des avantages sociaux, de
la formation, de la promotion et d’autres pratiques d’emploi.
Les personnes handicapées sont également protégées en vertu du titre I de
la Americans with Disabilities Act de 1990, qui interdit la
discrimination en matière d’emploi fondée sur un handicap, tant au sein du
secteur public que du secteur privé, à l’exception du gouvernement fédéral.
L’article 501 de la Rehabilitation Act de 1973, dans ses nouveaux
termes, interdit la discrimination en matière d’emploi à l’encontre des
employés fédéraux ayant un handicap. L’article 503 interdit la
discrimination et impose, dans le cadre de toutes les pratiques de gestion
du personnel, des mesures d’action positive en faveur des personnes
handicapées qualifiées. |
| Mexique |
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L’égalité de tous devant la loi est garantie par la Constitución
Política de los Estados Unidos
Mexicanos (Constitution politique
des États-Unis du Mexique). Le
premier article précise que toutes
les personnes ont droit aux garanties
instaurées par la Constitution,
qui ne peuvent être restreintes
ou suspendues, sauf dans les cas
et conditions spécifiés. L’article
4 précise qu’hommes et femmes
sont égaux devant la loi.
Le droit des femmes à l’égalité des chances est précisé par les articles 3
et164 de la Ley Federal de Trabajo la loi fédérale du travail ou
LFT). Le premier article précise qu’aucune discrimination ne doit être
instituée entre les travailleurs pour des motifs liés à la race, au sexe, à
l’âge, à la religion, à l’opinion politique ou au rang social. Le deuxième
article précise que les femmes doivent avoir les mêmes droits et
obligations que les hommes.
Selon l’article 133 de la Partie I de la LFT, il est interdit à un
employeur de refuser d’embaucher une personne pour des raisons liées à son
sexe ou à son âge.
L’article 123 de la Partie VII de la Constitution et l’article 86 de la LFT
précisent que les personnes qui effectuent un travail égal dans le même
poste, en travaillant le même nombre d’heures et en offrant un rendement
équivalent, doivent aussi recevoir un salaire égal. |
Congé de maternité / congé pour obligations familiales
| Canada |
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Chaque province possède sa propre législation quant à
la durée et aux critères d’octroi
des congés temporaires. En ce
qui a trait à la maternité, un
congé non rémunéré de 17 à 18
semaines selon la province doit
être accordé. Dans certaines provinces,
l’admissibilité est conditionnelle
au critère de durée minimum du
travail pour le même employeur,
allant de 6 à 20 semaines. Généralement,
les travailleurs ont le droit
de réintégrer le même poste ou
un poste équivalent, en bénéficiant
du même salaire et des mêmes avantages.
Le congé parental et le congé d’adoption sont également offerts dans la
plupart des provinces. Le congé parental est d’une durée maximum de 17
semaines et un seul des parents ou les deux peuvent s’en prévaloir; dans la
plupart des cas, les parents peuvent partager le congé. Les parents adoptifs
ne sont admissibles qu’à des congés de durée réduite dans certaines
provinces.
Des prestations en espèces sont offertes par l’assurance-emploi aux femmes
enceintes, aux femmes qui ont récemment accouché, aux femmes qui ont adopté
un enfant ou à celles qui s’occupent d’un nouveau-né. Le taux de prestations
de base équivaut à 55 p. 100 du salaire moyen assuré, jusqu’à concurrence
de 413 $ CAN par semaine. Les femmes qui cessent de travailler pour élever
des enfants ont droit à des prestations de réemploi actives, si elles ont
touché des prestations de maternité ou des prestations parentales au cours
des cinq dernières années.
Les familles à faible revenu (moins de 25 921 $CAN par année) peuvent
recevoir des prestations plus élevées. |
| États-Unis |
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La Civil Rights Act de 1964, telle que modifiée
par la Pregnancy Discrimination
Act de 1978, interdit expressément
la discrimination liée à la grossesse.
Les employeurs couverts ne peuvent
refuser d’employer une femme du
fait qu’elle est enceinte ou la
mettre en disponibilité, l’obliger
à prendre un congé à un moment
de la grossesse choisi de façon
arbitraire, ou la pénaliser dans
ses droits de réintégration, ce
qui inclut les crédits liés aux
états de service passés, les prestations
de retraite cumulées et l’ancienneté.
La loi exige que les femmes dont
la santé a été affectée par une
grossesse, un accouchement ou
qui vivent une situation similaire
d’un point de vue médical soient
traitées sur un pied d’égalité
avec celles qui ne sont pas aussi
affectées, mais dont la capacité
ou l’incapacité de travailler
est similaire, pour toutes les
questions qui ont trait à l’emploi,
ce qui inclut le droit aux prestations
prévues en vertu des programmes
d’avantages sociaux.
Aux termes de la Family and Medical Leave Act (FMLA) de 1993,
l’employeur doit accorder à ses salariés jusqu’à 12 semaines de congé sans
solde au cours d’une période de 12 mois pour l’un des motifs suivants :
- accouchement et soins au nouveau-né;
- enfant adopté ou placé en famille d’accueil chez le salarié;
- soins à un membre de la famille immédiate (conjoint, enfant ou
parents), qui souffre d’un grave problème de santé; ou
- congé de maladie, lorsque le salarié est incapable de travailler
en raison de graves problèmes médicaux.
La FMLA s’applique aux employeurs des secteurs privé et public qui ont 50 salariés
ou plus et qui se livrent à des activités commerciales ou qui appartiennent
à une industrie ou à un secteur qui influent sur le commerce. Pour être
admissibles à des prestations, les salariés doivent avoir travaillé durant
12 mois pour l’employeur et avoir travaillé au minimum 1 250 heures au
cours des 12 mois précédents. |
| Mexique |
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L’article 170 de la LFT précise l’obligation pour les
employeurs d’offrir aux travailleuses
six semaines de congé avant et
après un accouchement. Au cours
de cette période, les femmes concernées
doivent recevoir l’intégralité
de leur traitement. Cette période
peut être prolongée si nécessaire
et, dans le cas où la femme n’est
pas en mesure de travailler à
la suite d’une grossesse ou d’un
accouchement, elle a droit à 50
p. 100 de son traitement durant
une période pouvant aller jusqu’à
60 jours (en complément des 12
semaines à plein traitement).
Durant la période d’allaitement,
les femmes ont droit à deux périodes
de repos supplémentaires d’une
demi-heure pour allaiter leur
nourrisson.
L’article 170 précise également que, s’il ne s’est pas écoulé plus d’un an
depuis la date de la naissance, les femmes ont le droit de réintégrer le
poste qu’elles occupaient auparavant. De plus, le temps pendant lequel
elles ont été en congé avant et après l’accouchement est pris en compte
dans leur ancienneté.
L’article 109 de la Ley del Seguro Social (LSS ou loi sur la sécurité
sociale) précise que, lorsqu’une femme active assurée perd son emploi et
qu’elle a cotisé au minimum huit semaines de suite à l’Instituto Mexicano
del Seguro Social (Institut mexicain de la sécurité sociale), elle a droit
à toute l’aide nécessaire en matière de soins médicaux, de soins de
maternité, de chirurgie, de médicaments et de soins hospitaliers durant
huit semaines à partir de son congédiement. De même, les travailleuses qui
participent à une grève ont droit à des indemnités pour soins médicaux
pendant la durée de la grève; cet avantage est aussi offert aux
travailleurs masculins. |
L’assurance-emploi
| Canada |
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Les travailleurs qui perdent leur emploi et qui ont travaillé
un nombre minimum d’heures au
cours de l’année écoulée ont le
droit de demander des prestations
d’assurance-emploi. Le taux de
prestations de base équivaut à
55 p. 100 du salaire assuré, jusqu’à
concurrence de 413 $CAN par semaine.
Le montant des prestations hebdomadaires
dépend des gains des 26 dernières
semaines. Les prestataires peuvent
recevoir des prestations pour
une période de 14 à 45 semaines,
selon le taux de chômage dans
la région et le nombre d’heures
travaillées. Le nombre minimum
d’heures requis pour être admissible
varie de 420 à 700, selon le taux
de chômage régional. Dans le cas
des nouveaux travailleurs ou de
ceux qui réintègrent le marché
du travail, ce minimum est fixé
à 910 heures. Les travailleurs
à temps partiel qui satisfont
au critère du nombre d’heures
minimum ont également droit à
l’assurance-emploi.
L’assurance-emploi est financée par les cotisations des travailleurs et des
employeurs. Les travailleurs cotisent 2,9 p. 100 de leur salaire brut,
jusqu’à concurrence d’un montant annuel total de 1 131 $. Les employeurs
sont tenus de payer 1,4 fois le montant de la cotisation de leurs
salariés.
Les travailleurs assurés qui ont des enfants et dont le revenu familial
annuel net est inférieur à 25 921 $CAN ont droit à une prestation
supplémentaire, le Supplément au revenu familial (SRF). |
| États-Unis |
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Les travailleurs en chômage forcé reçoivent un soutien
du revenu durant une période limitée.
Chaque État précise le montant
des indemnités de chômage hebdomadaires
et totales. En règle générale,
les travailleurs sans emploi reçoivent
environ 50 p. 100 du salaire hebdomadaire
brut moyen gagné au cours des
52 dernières semaines. Les indemnités
maximums varient de 180 $ à 359
$ par semaine, selon les États.
La plupart de ceux-ci limitent
la durée du paiement à 26 semaines,
même si dans certains d’entre
eux, les indemnités peuvent être
versées durant une période qui
peut atteindre 30 semaines.
Les employeurs financent l’assurance-emploi en percevant une taxe fédérale
sur les salaires versés. Ces rentrées sont complétées par les recettes
générales du gouvernement fédéral. |
| Mexique |
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Malgré l’absence d’assurance-emploi, les articles 50 et
52 de la LFT obligent les employeurs
à indemniser les travailleurs
injustement congédiés. Ceux-ci
ont également la possibilité d’être
réintégrés dans le même poste.
Lorsque le travailleur est congédié sans justification et que son emploi
est d’une durée précise d’un an ou moins, il a droit à une indemnité de
cessation d’emploi égale au salaire qu’il a touché pendant la moitié de la
durée de son travail pour le même employeur. Dans le cas des travailleurs
qui possèdent plus d’un an de service, cette indemnité de départ équivaut à
six mois de salaire pour la première année de service plus 20 jours de
salaire pour chaque année de service supplémentaire.
Dans le cas des travailleurs dont le contrat de travail est d’une durée indéterminée,
l’indemnité de départ équivaut à trois mois de salaire. Ces travailleurs ont également
le droit de recevoir un salaire pour la période qui s’écoule entre le jour du
licenciement et le jour du versement de l’indemnité. Lorsque le travailleur demande à
être réintégré dans son poste et que l’employeur refuse, il a droit à 20 jours de
salaire pour chaque année de service, en complément de ce qui précède.
Les travailleurs dont le contrat d’emploi est d’une durée illimitée et qui sont
congédiés pour des motifs justifiés ou injustifiés reçoivent une prime pour états de
service, la prima de antigüedad, qui équivaut à 12 jours de salaire pour chaque année
de service. Ceux qui ont travaillé 15 ans ou plus pour le même employeur et qui
quittent volontairement leur emploi, ont également droit à ces primes.
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Revenu de retraite et prestations
d’assurance-maladie
| Canada |
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Le Régime de pensions du Canada (RPC) garantit la protection
du cotisant et de sa famille contre
la perte de revenu associée à
un départ à la retraite, à une
invalidité ou à un décès. Le RPC
couvre pratiquement tous les citoyens
canadiens âgés de 18 à 70 ans
qui ont un emploi indépendant
ou non et dont les gains au cours
d’une année civile dépassent le
seuil minimum (3 500 $). Le Québec
possède son propre programme (RRQ),
qui est similaire mais non identique.
Le RPC est financé au moyen des
cotisations des salariés, des
employeurs et des travailleurs
autonomes, ainsi que des revenus
en intérêts du Fonds du régime
de pensions du Canada.
Toute personne qui a versé au moins une cotisation valide au RPC a droit à
des prestations de retraite mensuelles. Le montant de la pension de retraite
payable à l’âge de 65 ans est versé mensuellement et il équivaut à 25 p.
100 des gains mensuels moyens ouvrant droit à pension obtenus au cours de la
période cotisable du participant. Toutes les prestations du RPC, à
l’exception des prestations de décès, sont ajustées en janvier de chaque
année afin de refléter les augmentations du coût de la vie, telles que
mesurées par l’indice des prix à la consommation.
Le régime est financé par des cotisations de 5,6 p. 100 du salaire versées
à part égale par les employeurs et les travailleurs. Ces derniers peuvent
également cotiser à des régimes d’épargne-retraite individuels, qui peuvent
donner droit à un report de l’impôt.
Tous les Canadiens, y compris les retraités, sont couverts par un régime de
soins de santé universel et financé par les fonds publics. |
| États-Unis |
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La sécurité sociale, qui est un régime de retraite universel,
inclut les prestations de retraite,
les prestations d’invalidité,
les prestations familiales et
les prestations de survivant.
Le régime est financé par des
cotisations versées à part égale
par les employeurs et les travailleurs,
et qui représentent 15,3 p. 100
du salaire, jusqu’à un plafond
de 62 700 $US. Employeurs et travailleurs
peuvent également opter pour des
régimes de retraite privés, qui
donnent parfois droit à un report
de l’impôt.
Medicare offre une assurance-maladie aux personnes de 65 ans et plus, à
celles qui souffrent d’insuffisance rénale permanente, ainsi qu’à certaines
personnes ayant un handicap. Le régime Medicare inclut deux composantes :
l’assurance-hospitalisation (Partie A) et l’assurance-maladie (Partie B).
La première composante aide à acquitter le coût des soins aux malades
hospitalisés, des soins infirmiers spécialisés et d’autres services. Le
second volet aide à acquitter, entre autres, les honoraires du médecin, et
le coût des visites externes dans les hôpitaux ainsi que des fournitures et
services médicaux.
Medicaid est un programme universel d’assurance-santé qui est financé conjointement
par le gouvernement fédéral et les États; il offre une aide médicale à certaines
personnes et aux familles à faible revenu. |
| Mexique |
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Le système de sécurité sociale administré par l’Instituto
Mexicano del Seguro Social (IMSS
ou Institut de sécurité sociale
du Mexique) couvre une vaste gamme
d’assurances sociales, ce qui
inclut : risques professionnels;
maladie et maternité; invalidité
et décès; retraite et mise à pied
pour raisons de vieillesse, services
de garde pour les enfants et autres
avantages sociaux.
Le système est financé par les cotisations versées par les employeurs et les
salariés, ainsi que par les contributions du gouvernement fédéral. Les
cotisations versées par l’employeur équivalent à 8,5 p.100 des gains
assurables, montant auquel s’ajoute 13,9 p.100 du salaire minimum dans le
Distrito Federal pour l’assurance-maladie et l’assurance-maternité, plus
une portion variable de l’assurance contre les accidents du travail. Les
cotisations des salariés équivalent à 2 p. 100 de leurs gains assurables.
Dans le cas des travailleurs qui touchent le salaire minimum, les
employeurs sont tenus d’acquitter la totalité de la cotisation (article
36 de la LSS).
L’IMSS offre des services de garde pour les enfants (âgés de 43 jours à
quatre ans) aux femmes actives assurées (article 206 de la LSS). La
prestation est acquittée intégralement par l’employeur, comme le précise
l’article 212. Toute travailleuse qui perd son emploi a le droit de se
prévaloir des services de garde pour qua-tre semaines supplémentaires,
conformément à l’article 207.
Depuis juillet 1997, les cotisations au régime d’assurance-retraite sont
administrées au moyen de comptes individuels gérés par des entreprises
privées appelées Administradores de Fondos para el Retiro de los
Trabajadores (AFORES ou administrateurs des fonds de retraite des
travailleurs). |
L’indemnisation des accidentés du travail
| Canada |
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Les programmes d’indemnisation des accidentés du travail
aident les travailleurs à acquitter
le coût des soins médicaux et
d’autres frais connexes, lorsqu’ils
souffrent de blessure ou de maladie
liées à leur emploi.
Le programme couvre les travailleurs à temps plein et à temps partiel.
L’indemnisation en argent est calculée en fonction des gains du travailleur
au moment de l’accident ou de la maladie. Les programmes provinciaux
assurent de 75 à 90 p. 100 des gains nets, jusqu’à un plafond qui varie de
38 600 $ à 56 000 $CAN, selon la province.
Le régime national d’assurance-maladie offre tous les services de
réadaptation et les soins médicaux nécessaires en raison d’une blessure ou
d’une maladie professionnelle. Les commissions provinciales des accidents
du travail acquittent les coûts correspondants.
Les employeurs financent le programme. Les cotisations varient selon les
secteurs d’activité et le risque associé, ainsi que selon le nombre de
salariés et les gains du travailleur. |
| États-Unis |
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Les programmes d’indemnisation
des accidentés du travail gérés
par les États servent à compenser
le manque à gagner associé à l’incapacité
de travailler en raison d’une
maladie ou d’une blessure professionnelle.
Les indemnités au titre d’une
invalidité temporaire varient
selon les États. Les indemnités-revenu
vont de 66,6 à 88 p. 100 des gains
assurés. Les paiements hebdomadaires
ne doivent pas dépasser un minimum
ou un maximum précis, généralement
un pourcentage du salaire hebdomadaire
moyen au sein de l’État. La durée
des paiements varie également
selon les États; dans certains,
les paiements couvrent la totalité
de la période d’invalidité, alors
que dans d’autres, ils sont d’une
durée limitée.
Les programmes d’indemnisation des accidentés du travail accordent
également aux travailleurs le droit de recevoir l’aide médicale requise du
fait d’une blessure ou d’une maladie professionnelle. La couverture
médicale inclut les honoraires du médecin, et le coût des soins
hospitaliers, des soins infirmiers (ce qui inclut les soins à domicile), de
la physiothérapie, des soins dentaires, des soins de chiropractie et des
prothèses.
Les programmes des États sont généralement financés par l’impôt payé par
les employeurs, qui varie selon le classement de l’entreprise sur le plan
des risques. |
| Mexique |
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L’article 123 de la Partie XIV de la Constitution précise
que les employeurs sont responsables
des blessures et maladies professionnelles
dont souffrent les travailleurs.
Les employeurs doivent verser
une indemnité en cas de décès
ou d’invalidité temporaire ou
permanente découlant d’une blessure
ou d’une maladie professionnelle,
conformément aux montants prescrits
par la loi. Cette responsabilité
de l’employeur demeure, même lorsque
celui-ci a eu recours aux services
d’un intermédiaire. L’article
487 de la LFT précise que les
travailleurs exposés à des accidents
ou des maladies professionnelles
ont droit à une aide médicale,
à une hospitalisation, à des médicaments,
à une réadaptation et à une indemnisation.
Les travailleurs qui souffrent
d’une invalidité temporaire pour
ces motifs reçoivent l’intégralité
de leur salaire pour une période
pouvant atteindre 52 semaines.
Lorsqu’il s’avère, après examen médical, que le travailleur ne peut
retourner au travail au bout de 52 semaines, il peut poursuivre ses
traitements médicaux tout en recevant la même indemnisation, jusqu’à ce que
son invalidité soit déclarée totale ou partielle. Lorsque l’invalidité est
totale et permanente, le travailleur a droit à un paiement mensuel qui
équivaut à 70 p. 100 de son traitement assurable (article 58 de la LSS). Le
programme d’indemnisation est financé par une cotisation payée par
l’employeur et calculée en fonction du classement de l’activité concernée
sur le plan des risques ainsi que du salaire du travailleur (article 71 de
la LSS).
Afin de protéger la santé des femmes, l’article 166 de la LFT précise que
les femmes enceintes ou qui allaitent ne peuvent être affectées à des tâches
nuisibles pour la santé ou dangereuses, à des quarts de nuit dans le secteur
industriel, à des fonctions commerciales ou au service à la clientèle après
22 heures, ou faire des heures supplémentaires. |
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